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 « La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le. » [ Meilyn O'Ceann ]

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Faolán Kees


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MessageSujet: « La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le. » [ Meilyn O'Ceann ]   Dim 26 Sep - 18:12

« Fais que chaque heure de ta vie soit belle. Le moindre geste est un souvenir futur. »
Claude Aveline
L'écriture... Écrire, c'est bien peu de chose, bien que ce soit grandiose. J'aime sentir la pointe du stylo gratter le papier. J'aime observer l'encre être absorbé par la feuille. J'aime écrire. L'écriture ne se résume pas à cela, loin de là. C'est tout un art ! Un exercice intellectuel auquel je ne suis guère adroit, car manier la langue est une difficulté peut-être bien grossière, mais tout aussi subtil. J'aime écrire, et pourtant cela ne me suffit pas. Non, je suis toujours mécontent de mes travaux, car je n'ose les nommer autrement. Je suis vraiment ridicule d'un certain point de vue : là, me voilà devant un bureau minable d'un misérable internat, armé d'un stylo et d'un bloc note. J'écris ces lignes, ces phrases, ces mots, ces lettres, ... Écrire, c'est se souvenir. Alors oui, je me souviens. Les souvenirs de la veille surgissent du néant. Les rouages de la mémoire s'activent en tous sens : je m'en souviens.

Faolán Kees était sur les nerfs. Dans quoi est-ce qu'il était tombé ? Non, mais franchement ! Je vous jure, c'est pas croyable ! A peine arrivé dans l'après-midi, ce jour-même, on lui attribua une couche et on l'y congédia illico presto, sans ménagement. Et Faolán n'appréciait pas le moins du monde ce traitement de faveur. Surtout qu'après avoir déballer toutes ses affaires, sans exception, et d'avoir fait les cent pas une multitude de fois. Je ne vous cache pas ce mystère : on se fait chier. Quand un homme est seul, la vie n'est qu'une longue nuit, sans aurore. Et inlassablement, une heure en chasse une autre. Il y a toujours une étoile pour illuminer la nuit, il suffit d'attendre. Encore que, parfois, il arrive qu'on soit dans une position telle que l'on se doit de provoquer l'inattendu, de forcer la main au destin en somme. Quoi que, sait-on jamais, il se peut que cela fasse parti du dessin maléfique de la fatalité que de le forcer, comment savoir si notre réaction inattendue était prévisible ? Enfin bref, autant s'arrêter dès maintenant à débiter des âneries pseudo-philosophiques métaphysiques à deux balles, avant de se retrouver comme un légume frit enfoncé dans un fauteuil roulant, moelleux à souhait. Le secret pour s'extirper d'un ennui mortel, pour lui du moins, c'est d'avoir des idées. Or, étonnamment, Faolán en eut une. Non pas original, ni démente : seulement une idée, simple et bête. Sortir. Il enfile une veste et sort en courant d'air, comme ça, soudainement. Le jeune homme filait comme le vent. Parmi les couloirs sombres et déserts, l'écho de ses pas légers résonnaient graves, violant la paix tranquille des lieux. Son être tout entier lui criait d'abandonner, de revenir, comme si rien ne s'était passé. Il courait sans but, laissant sa première intuition le guidait : aveugle et sourd. Son corps n'en fait qu'à sa tête. La réalité de l'instant lui échappa. Bientôt, Faolán Kees douta. Le silence de ces espaces infinies l'effrayait. Sa confiance naturelle s'effritait, lentement mais sûrement. Ses sens s'obscurcirent, sa raison s'envola et ses pensées s'affolèrent : seule sa conscience de lui-même demeure. Le reste était silence.
Après la tempête le beau temps, dit un fameux dicton. Son âme s'éclaircit. Faolán médita quelques instants, un retour sur soi bref, mais efficace. Aussitôt fait qu'il se portait d'ores et déjà mieux. Ne sachant pas du tout pas où il se situait, s'assit tout simplement. Ses genoux remontèrent, ses bras les encerclèrent, et y déposa doucement sa lourde tête. Ses méninges lui trituraient l'esprit, animées d'une curiosité animale et excessive. Le jeune étudiant songeait déjà à partir à l'exploration des lieux.

    En Cours ~
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