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 Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |

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MessageSujet: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Mer 5 Aoû - 2:30




♪ La lune est seule maîtresse vénérée.
♪ Dans la pénombre de cette soirée d'été.
♪ Imposante, triomphante, unique et sacrée.
♪ Elle aime à être, chaque nuit, observée.
♪ Entourée de petites étoiles dorées.


Loneliness, Storm and Trouble.

    Le sommeil. Cruel bourreau l'arrachant, non pas à la réalité, mais à un repos dûment mérité. Pour certains, le pays des rêves est facile à atteindre, or, pour d'autres, il est impensable d'y parvenir. Pour ceux qui sont atteints de ce mal étrange, il n'y a guère de solution. Seulement l'espoir de s'endormir, sans passer par les interminables souvenirs. La vie n'est qu'un perpétuel recommencement et Honora venait encore de s'en rendre compte. Toute une vie de réveilles, de douches, de repas au réfectoire, de cours ou de promenade lorsqu'elle séchait. La routine s'installait dangereusement, les même gestes revenaient, lancinants. Le temps. Qui s'étire et s'allonge inexorablement dans le seul et mesquin but de convoiter, désirer, jalouser l'existence des hommes. Ces pauvres créatures, misérables marionnettes qui ne sont, en somme, que des jouets. Pantins pouilleux que sont ces êtres humains, ces mêmes choses délabrées qu'Honora était obligée de supporter un peu plus chaque nouveau jour venant. Un soupir de lassitude vint éveiller l'endroit trop calme. Pas la moindre présence d’une tiers personne ou d'un quelconque bruit pour annoncer la fragmentation de la solitude environnante. Juste cette brise légère, tiède et poisseuse qui balayait les feuilles éparses et secouait violemment les quelques arbres rachitiques qui agrémentaient les murs et l'entrée de l'établissement. On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas, de ce que dans la solitude, on pense aux choses et, que dans le monde, on est forcé de penser aux hommes ? Parce qu'après tout, une seule chose est nécessaire : L'isolement. Le grand éloignement intérieur. Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul, comme l'enfant est seul...



    Le jour avait basculé et laissé place à la nuit. Le ciel aux couleurs pastel s'était drapé de draps de velours sombre, émaillés de lointains soleils brillants fortement dans la pénombre environnante. La nuit était tombée. Une nouvelle pleine lune avait fait son apparition. Grosse, blanchâtre, seule, accrochée au milieu de ce grand rideau de velours qu'était le plafond couleur ancre du ciel nocturne qui clignotait et scintillait de tous côtés. Une nuit sombre, silencieuse et mystérieuse. Une nuit somme toute banale. Une nuit comme toutes les autres... Du moins, en apparence. Dans un profond soupir de désespoir, la demoiselle prit un paquet dans sa poche, en sortit un joint et l'alluma en se laissant tomber sur un banc. Elle fumait pour passer le temps et s'oxygéner. Bien que l'été fut présent, il ne faisait pas chaud. Honora, avachie sur un vieux banc humide et tout pourrave, dans son coma mêlé de rêves indéfinis et de vides concerts, sait à peine où elle est. Une peau couleur de neige, de longs cheveux presque noirs tels des trainées de néant, de grands yeux bleus aux reflets glacés, mais tellement sombres que l'on croyait se plonger dans deux abîmes. L'air était frais et la faisait toussoter lorsqu'il s'infiltrait en elle. Une fumée grisâtre sortit de ses lèvres pour se perdre dans le souffle de la nature. Cette même fumerolle dont l'odeur rappelait à coup sûr celui des herbes séchées. Une brume nocive, emplie de nicotine et de résidus de drogues. Elle laissa la petite fumée s'échapper après avoir longuement aspiré et pompé ce gaz dit mortel. En quoi tout ça pouvait être mortel. D'accord, ce n'était pas les composants les plus naturels et bienfaisants pour la santé, mais c'était un véritable antidépresseur. D'après ce qu'un homme lui avait un jour dit, Dieu avait créé l'alcool et la drogue pour que l'homme oublie sa femme. Pour elle, l'homme avait créé l'alcool et la drogue pour oublier sa vie pourrie et merdique. C'est vrai. Lorsque les gens sont totalement pompés ou dépressifs, il suffit d'aspirer cette douce fumée, de boire cette chaude eau de vie pour se détendre entièrement et évité l'envie de se jeter en bas d'un pont. Après tout, chacun ses passions.



    Dès son plus jeune âge, Honora fut initiée à l'art du combat. Vivre dans la rue, au milieu de violeurs, gangsters, dealeurs et autre obligeait à savoir se défendre dans un monde où la survie était rude et ostentatoire. Elle a appris à ne jamais reculer, à ne jamais se rendre. A l'âge de quatorze ans, elle quitta le taudis insalubre qu'elle devait appeler "Maison" pour aller à la rue et, ainsi donc, entrer dans un monde de violence, de haine et de sang. Un caractère forgé par l'endurance menée à la rue avait forcé la jeune fille à se battre, l'avait affamée, l'avait poussée à voler et s'il le fallait, à tuer. Entrainée à ne montrer ni peur, ni douleur, ni pitié. Sans cesse mise à l'épreuve, jetée dans la nature, seule avec son intelligence et sa volonté face à la fureur du monde. C'était son initiation, ce temps dans la nature sauvage des quartiers mal fréquentés de Paris où elle vivait. Les gens qui venaient l'emmerder tournaient autour d'elle. La nuit, dans le froid hivernal et l'obscurité. Des couteaux noirs aiguisés et acérés. Les cheveux sombres comme la nuit. Des yeux rougeoyants tels des rubis sortis tout droit du gouffre de l'enfer. Ce Démon humain, comme Honora les appelait, renifle, savourant l'odeur du festin à venir. Ce n'est pas la peur qui la tient, juste un sans plus aigu des choses. L'air froid dans ses poumons, les arbres courbés par le vent dans la nuit qui tombe. Ses mains sont fermes, sa position parfaite, elle frappe... Ainsi donc, la fillette devenue jeune femme oubliée de tous revient. Elle revient pour cracher son venin à la gueule des autres. Aujourd'hui, celui sur lequel va tomber son poison n'a pas encore de nom. Cela fait plus de quatre ans depuis les ruelles et les hivers glacials. Et maintenant, comme alors, une jeune femme à l'esprit féroce approche, patiente et confiance, savourant le festin à l'avance. Mais cette jeune femme est faite de colère et de rage, de vengeance et d'amertume. Un esprit vaste et tordu au delà de l'imaginable, prête à abattre quiconque se mettra en travers de son chemin. Prête à détruire le seul exemple au monde de raison et de bonté. La jeune femme approche et c'est sa vie pourrie elle-même qui l'a provoquée...



    Le déluge survint avec les ombres du soir. Car l'orage éclatait rapidement, laissant un peu de sa divine clarté éclairer cet endroit fort sombre. Laissant un peu de sa force sonore et astringente raisonner et réveiller cet endroit trop calme. Assise sur un banc, les pensées engourdies par la fatigues, son esprit s'envole pareil à un oiseau trop longtemps maintenu en cage. Ses pensées s'éteignent d'elles-même, comme endormies, elles aussi. La jeune femme n'est plus dans un banc tout pourrave aux âcres odeurs de glaise. Elle brasse un air tiède de ses mains devenues ailes souples... Elle flotte au dessus d'un fleuve qui s'écoule comme un sang d'or dans la grande forêt. Et son cœur bat au rythme de la nature entière, empli d'une sereine et solennelle volonté de vivre malgré la haine des hommes, des leurs massacres, de leur débilité et de la conneries qu'est l'humanité. Soudain, un bruit léger déchire l'écran de son rêve. Tellement habituée à réagir au moindre événement, si infime soit-il, Honora revient à la réalité, les sens immédiatement en alerte. Elle tend l'oreille, s'étant légèrement redressée sur un coude. Elle écoute... Elle écoute la nuit qui murmure à travers la pluie qui tombe. Le lointain grondement d'une des voiture que la pluie estompe. Et ce son indéfinissable qu'est une respiration. Elle attend. Cette fois, elle ne peut plus en douter, c'est bien la respiration de quelqu'un. Un rythme respiratoire lent, régulier aux consonances sifflotantes, voir asthmatiques. Et maintenant, comme alors, ce n'est pas la confusion qui la tient, mais une tension, un sans aigu des choses. La fraicheur de la brise qui caresse son cou, le cri plaintif des animaux qui se battent pour une ou plusieurs choses, le souffle régulier de la personnes se trouvant près d'elle. L'ambiance est étouffante, son corps est lourd, la température environnante est trop élevée, ses vêtements sont de trop. Tout était morne et morose. Un regard indifférent, un sourire forcé et ironique, avant que son visage ne reparte dans une passivité totale.


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Grimmjow H. Jaggerjack


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Jeu 6 Aoû - 3:36

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| One God and one... Goddess |
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    Léthargie oppressante, accablant cet être ésotérique, rebutant toute infiltration de sommeil dans son corps. Le sommeil suscitant la fuite perpétuelle de cet homme insomniaque, flânant inlassablement pendant les nuits. Ce repos prodiguant à certains bienfaits éternels exaltants et réparateurs ; dans le cas de la racaille, ne lui procurant que cette sensation de temps perdu, n'ayant pas l'opportunité de profiter de ce temps afin d'assouvir ses moindres envies. Chaque journée gardait son éternelle monotonie, adoptant les mêmes tournures déplaisantes. Le soir, le moment où la pénombre ténébreuse et nébuleuse de l'empyrée chassait l'illumination pour plonger les pauvre habitants de cette planète souillée, dans des ténèbres éphémères mais inflexibles. Et dans ses ténèbres se renferment une poignée d'homme souvent très peu fréquentables. Une poignée d'hommes qui n'ont le désir de sombrer dans le royaume des souvenirs évanescents, ne pas se remémorer de réminiscences fatales, détestables, dérivant à des cauchemars interminables et effrayants. Chassant le plus souvent ces souvenirs désastreux ou se délectant de ces moments où nos semblables s'absentent, chacun détient sa propre raison engendrant cette insomnie volontaire et insondable. Considérés comme des vampires vivant la nuit et désertant sans cesse la journée, ne pouvant supporter leurs semblables, se forgeant chacun une solitude reniant toute sollicitude avec n'importe qui, conservant cette solitude, ne possédant qu'une confiance infinie envers eux-mêmes, une fierté et une dignité sans pareilles. Murmures personnels qu'ils s'adressent comme une marque de schizophrénie, d'une double personnalité. Autrefois, austérité réfractaire, impartiale que chacun s'incombait à lui-même. Aujourd'hui, incessante envie de despotisme indéfinissable, comme pour cet étrange être qui use d'insensibilité ostentatoire, dissimulant des souvenirs douloureux, insupportables qui ne souhaitent pas se re-former dans n'importe quel sens. Le plus dur, le plus rigide des cœurs renferment indubitablement d'innombrables souffrances et de douleur qu'il ne désire pas se reproduire. Se gelant alors, délaissant toute compassion, tout enthousiasme pour créer autour de soi le désespoir, l'effroi... Tout ce qu'on a subi autrefois, comme pour partager ces souffrances avec autrui sans qu'il n'ait un mot à dire. Ne cautionnant aucun compromis, aucune amitié, profitant quelques fois du désespoir des autres pour les enfoncer, l'enfoiré dénommé Grimmjow, ou depuis un moment endossant sur ses épaules ce surnom le définissant en intégralité, « Heartless » ; use de nombreuses possibilités alléchantes pour créer ces vices aux gens qu'il croise, tel que la convoitise, l'amertume ou même la rage. Homme ou même qualifié de monstre hiératique monstrueusement impassible, ne ressentant qu'une seule sensation : le plaisir. Sensation dépravée se propageant dans son sang tel le venin d'un serpent enragé de la vie, qui souhaite offrir une situation pire que la mort aux autres. Ce venin concédant une douleur inextinguible se faufilant dans chaque partie de ce corps, qui devient peu à peu lymphatique, presque dans un état de mort certaine.


    La nuit présente pour quelques heures, notre être ésotérique s'évade comme chaque nuit de cet internat pourri. Détenant une chambre seule, il n'eut besoin de s'abstenir un bruit assourdissant et partit se prodiguer de l'air frais. Dans l'immédiat, toute suite semblait floue, impensable ou même prévisible. Sa destinée, sans que nul prémices viennent préluder une suite quelconque, lui octroierait cette chose qui identifie cette soirée comme une nuit particulière. Musardant dans les rues, les mains enfouies dans ses poches de son hakama blanc, mêlé à ce haut sombre quelconque. Dans ces rues maculées par le volume considérable de sang atteignant ce sol si impitoyable, les souvenirs des disputes violentes ressurgissaient, dans ces endroits dépravés où on lui enseigné ce qu'est vraiment la rue. Ces prunelles éthérées d'une couleur particulière, qui provenaient de l'enfer, qui exhibaient cette contrariété, cette impulsivité rebelle dans ce regard impétueux et placide ; comme un félin d'une animosité dangereuse, traquant sa proie afin de l'achever pour extérioriser cette victoire délibérément. Dans sa poche, il s'encombrait toujours d'une boîte de cigarettes, dont il sortit délicatement une cigarette et se délecta immédiatement de ce plaisir que de ce produit, destructeur mais si extatique qu'on ne peut y résister très longtemps. Les yeux rivés vers le ciel ténébreux, ne détournant les yeux des étoiles mirifiques situées dans les cieux, aussi énigmatiques que l'individu qui les épie. Pérennisant sa marche, le présomptueux constata ce brusque changement de temps. L'orage réitérait son acharnement torrentiel. Il ne fallut que quelques secondes pour tremper la racaille, apparemment trop préoccupé de ses rêves que par la réalité. La plupart de ses altercations s'étaient déroulées en pleine pluie, considéré presque comme une arène d'affrontement. Combien de combats avait-il mené ? Combien de fois avait-il blessé quelqu'un pour le plaisir ? Il ne le sait pas. Être un « combattant » invétéré, exulter devant ce plaisir intense ou en être incombé pour survivre ; est quelque chose de primordial dans la rue. L'inflexibilité, le subreptice, la témérité sont prédominantes et nous permettent de survivre. Tuer ou être tuer. Nous sommes tous des créatures qui traquent leur proie mais qui sont également des proies recherchés par d'autres prédateurs. Ferveur adepte des combats sanglants impitoyables, Grimmjow enivre une atmosphère spectrale et apocalyptique, ne se souciant que de sa propre personne. Sa présomption atteignant une plénitude irrépréhensible et nébuleuse. Ses paroles inébranlables, contenant une assurance séraphique, qui inhibent le plus souvent ses antagonistes, pour désagréger peu à peu leur propre confiance en eux. Endurer un calvaire macabre sans que Heartless n'ait pas à mouvoir n'importe lequel de ses muscles. Mais au tréfonds de son subconscient, Grimm' savait qu'il n'était pas invulnérable, mais c'est juste que personne n'a su saisir l'opportunité de le discerner dans son propre regard.


    Atmosphère glaciale, des bourrasques d'une puissance herculéenne, emmerdement fastidieux d'un homme dont l'ennui est la seule occupation de la nuit. Sa marche de la nuit l'avait mené dans un chemin pas méconnu de Grimm'. Parking pourri, dont la racaille s'en est toujours désintéressé. Cependant, cet endroit sans le moindre intérêt décelait quelque chose de bien plus amusant qu'on ne pouvait le penser, déjà aperçu par le chaton acariâtre. Un être bien plus abstrus qui transcendait toute compréhension humaine, n'ayant comme amie seulement sa propre solitude. Son identité déjà reconnu, Grimm' apparut derrière elle, ôtant avec une grâce impulsive et rebelle, la cigarette en l'écrasant sous son pied.



« Toi ? T'es encore vivante ? »




    Antipathie habituelle ressurgissant subitement rien qu'à la vue exceptionnelle de cette fille, dont la conversation a toujours du tourné autour d'enfantillages incessants sur le fait que chacun veuille dominer l'autre en l'humiliant, le plus souvent devant les autres, ce qui s'avère plus extatique. Deux rencontres les avaient réuni, la première étant dans une salle de classe bondée d'autres élèves, qui a fini en échanges de coups, de violence verbale ou physique, chacun protégeant sa peau. La deuxième rencontre étant dans une salle de sport gérée par le prof' de sport, ayant complètement disparu sans donner de nouvelles, où la rencontre n'a duré qu'à peine quelques secondes, la racaille devant s'en aller. En revanche, en cette nuit étoilée et pluvieuse, ils étaient deux et détenaient l'intégralité de la nuit pour « discuter » à leur manière, si cela ne dégénère pas. Son coup de pied offrant à sa cigarette un vol plané en direction de la jeune femme, atterrissant sur son pied. Que de bons souvenirs.
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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Ven 7 Aoû - 15:38




♪ Le monde a revêtu son manteau noir,
♪ Plus aucune étoile ne scintille,
♪ Je suis seule couchée dans la nuit,
♪ Emprisonnée dans ce maudit cauchemar.


    Démence subjective qui l'acheminait sans cesse en des lieux désertés, oubliés de vie, désertés d'âme, tout comme son être. Solitude. Désarrois. Désespoir. Dépression. Tant de mots pour décrire un seul état d'esprit, tant de mots tous aussi inutiles les uns que les autres. La nuit était tombée sur la ville depuis bientôt trois bonnes heures. C'était une douce nuit de printemps, dont l'atmosphère lourde et éprouvante laissait présager un orage prochain. Honora ne comprenait que trop bien ce genre de signes. Les prodromes inexorables qui présageaient le déchirement du firmament, le scindement des cieux, le grondement d'un Diable en colère. Elle n'était pourtant pas ici depuis assez longtemps pour s'être pleinement adaptée aux subtilités de l'environnement japonais, pourtant si trivial comparé aux caprices de sa France natale. Trivial, c'était bien le mot ; trivial comme les humains, comme leurs femmes et comme leurs engeances bâtardes. La trivialité semblait avoir été donnée par la Terre à ses enfants et, entre les mains de ces anthropoïdes, elle en était devenue épidémique. Elle était contagieuse comme la grippe, comme un virus pervers qui ne laissait que peu de chances de rémission. Ce virus se transmettait avec celui de la Vie et on pouvait donc dire que, sur Terre, la Vie elle-même était triviale. Une vie bénigne et malade portée par des êtres qui n'avaient même pas conscience de leur propre indigence. Avec cette suffisance infinie, ils arpentaient leur planète en rêvant aux étoiles. Pauvres fous, ceux qui croient pouvoir conquérir un univers riche de vie et bien supérieur à eux. De pauvres fous qui n'étaient même pas capable de préserver leur monde et d'y vivre pour toujours. Où pensaient-ils aller ? Sur Mars ? Honora songeait en son fort intérieur que les Martiens seraient très amusés de les voir arriver dans leurs casseroles volantes. Cette espèce portait en elle les germes de la Destruction. Tout ce qu'elle touchait était promis à une extinction lente et inéluctable ; à commencer par eux-mêmes. Et Honora pensait avoir trouvé un moyen de circonscrire les dégâts. Dans son étude des autres et de leur psychologie, elle en avait trouvé certains qui semblaient porter en eux un caractère propre à lutter contre cette suffisance et à rechercher à surpasser les limites de leur condition. Une respiration lente et anesthésiée, apathique et décontractée, rythmée ainsi dans le seul et unique but de contraindre le contrôle immédiat des pensées qui la tourmentaient. Mistral bleuâtre livide dont l'impassible froideur réussissait sans peine à la faire frissonner. Une bonne chose. Oui, superbe chose, car cela permettait à Honora de se rappeler qu'après tout, elle n'était qu'une simple mortelle, humaine parmi tant d'autres, bien qu'elle se considérait supérieure à cette espèce retardée. Car, comme qui dirait, l'invulnérabilité demeure un rêve, une utopie inabordable. Les yeux grands ouvertes et fixés vers le ciel constellé, elle ne cillait pas d'un millimètre. La pluie elle-même ne réussissait pas à les clore une seconde. Elle contemplait l'infini, l'espace éparpillé où seuls la solitude et le silence étaient maîtres. Une étendue vaste, au delà de l'imaginable qui avait déjà fait rêvé tant de personnes depuis des temps immémoriaux...



    Doucement, comme un voile silencieux, la nuit enveloppait le ciel de sa robe de plus en plus bleue. Les étoiles, encore évanescentes, se multipliait peu à peu dans la nocturne immensité céleste. Et la lune d’argent pâle rondissait chaque fois jusqu’à ce que son cercle parfait soit constitué. Seuls quelques nuages gris drapaient les cieux de la nuit, masquant par intermittence la voie lactée, inondant la terre en déversant sa fureur naturelle. Tout en regardant ce ciel, Honora soupirait. Elle se sentait coincée sur le sol, alors que le firmament l’appelait. Avec des geste lents, elle respira pleinement. Une odeur âcre de pollution pénétra ses poumons et la fit toussoter. Un sentiment de vide l’enveloppait doucement. Il lui semblait être prise au piège par les anneaux étouffants d’un serpent. Chaque seconde laissant tomber les grains de sable du sablier du temps lui broyait l’âme comme le reptile broie les os. Le bruit lointain de l'écho tourmenté de ses songes la tiraillait intérieurement, l'amenant à se renfermer sur elle-même, à ne plus penser aux autres. Cependant, la respiration qu'elle entendait ne la laissait pas indifférente. Elle s'en fichait, certes. Mais ce n'était pas tout l'temps que l'on se retrouverait à deux au même endroit en pleine nuit. Si bien qu'elle se redressa pour s'asseoir sur le banc pourri qu'elle squattait déjà depuis deux bonnes heures au moins. Alors que son esprit divaguait sur les rivages de l’inconscience sans rêve, juste des passages de blanc, d’autres de noir, Honora se senti ré-aspirée vers la réalité. Comme soumise à la brise d’un printemps, elle se sentait éveille, mais sans brutalité. Mais, une part d’elle même désirait encore sombrer dans cet infini. » Toi ? T'es encore vivante ? « Une voix. Puissante et masculine. Grave et pénétrante se fit entendre. Tournant la tête vers ce qui semblait être le lieu où se tenait cette personne, Honora vit se dessiner un profil dans la pénombre. Grand, bien foutu, belle gueule. Il aurait été impossible de ne pas se rappeler cette prestance et cette présence. D'une mémoire visuelle excellente, elle reconnut ce qu'elle croyait être un inconnu. Cependant, elle n'avait aucun nom à apposer sur sa gueule. Fallait avouer qu'elle n'avait jamais cherché à le connaître. Une erreur de sa part ? Qui sait ? Seul l'avenir nous le dirait. Si tout l'monde connaissait son destin, savait à l'avance ce qui allait arriver, la vie ne vaudrait plus la peine d'être vécue. Les surprises de l'existence seraient inutiles et donc, lassante. D'un regard à présent acclimaté aux ténèbres ambiantes, Honora se mise à l'observer. Elle le trouvait semblable à ce qu'elle était. Une ordure dont la misère d'une vie douloureuse avait rendu inhumain et apathique. Incapable d'une quelconque émotion, portant en lui ce caractère qu'elle recherchait et qui apporterait peut-être à une engeance humaine supérieure et dont l'esprit plus fort et affranchi des limites instinctives propres aux autres dominait. Elle avait vite fini par voir en lui cet élitisme, cette persuasion d'être supérieur aux autres et invulnérable où qu'il aille et quoi qu'il fasse.



    Ses longs cheveux lâchés, virevoltants dans tous les sens sous, le souffle d'une bourrasque ballonnée, dont les reflets lunaire paraient d'un scintillement bleutés dans cette nuit concave d'un insondable néant. D'un mouvement lent, ses yeux suivirent le trajet qu'avait pris la cigarette avant de voler sur son pied. Les yeux posés sur celle-ci, son sourcil gauche se leva ostensiblement, laissant présager un énervement certain. La folie commençait à cheminer dans ses veines, ses artères regorgeaient de cette aliénation salvatrice et philanthrope. Il cherchait vraiment la merde et, s'il continuait, allait la trouver plus vite qu'il ne le pensait. La flemme de la folie illuminait ses sombres prunelles, dont l'avidité salvatrice brillait de milles feux sous le firmament émaillé. La lune pleine dont les rayons argentés se plaisaient à parer cette nuit concave portait en sa couche bleutée deux être lubriques et détestables, Le plus dur avait été de le comprendre et de voir en lui le simple reflet qu'elle-même dégageait. L'essence même de ce que l'on pouvait nommer de pourriture vivante. Deux êtres antipathiques et déplorables qui ne pensaient qu'à leur gueule et se foutait bien du reste de ce monde en perdition.



      - Et si tu m'disais plutôt c'que tu viens foutre ici, au lieu de te faire remarquer comme un sale gosse ?



    Un visage déformé par un antagonisme non dissimulé, ce même dégout qu'elle connaissait par cœur et ressentait souvent lorsque la pensée des autres venait titiller ses neurones. Cette même rancœur qui l'étouffait toujours un peu plus chaque jour. Cette répugnance qui envahissait de plus en plus sont être lorsqu'elle se trouvait en présence de pareils individus. La Sociopathe dans toute sa magnifique splendeur.


Dernière édition par Katara H. Yumih le Mar 11 Aoû - 17:05, édité 1 fois
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Grimmjow H. Jaggerjack


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Sam 8 Aoû - 3:59

« La haine est certainement le plus durable des plaisirs.
On se presse d'aimer, on se déteste à loisir. »




    Engouement implicite de ces retrouvailles chimériques de deux êtres se démarquant de leurs semblables par cette entité de solitude, de soi-disant supériorité exprimée si explicitement ; cet attrait ostentatoire de se déchirer réciproquement tel deux monstres insidieux et ambigus, évoquant inextinguiblement et ouvertement dégoût de se côtoyer l'un l'autre. Chacun cataloguait l'autre comme un obstacle sur son chemin qu'il faut consumer pour proroger sa route vers son destin. Aucune pitié, aucune compassion, aucun compromis, aucune mansuétude quel qu'elle soit n'était cautionnée dans une telle circonstance, où seule la ruse et la violence règne comme maître indubitable. Dans cette atmosphère de guerre lugubre mais si exaltante, si euphorique pour les participants ; les tirs ne reflètent pas toujours cette apparence impavide et si indifférente discernable dans les iris éthérées de ces saletés. Cette guerre si futile et frivole qui atteint une intensité frôlant un summum effrayant, qui se perpétue indéfiniment, créant entre temps cette décrépitude exécrable et insupportable. Virtuoses innés quand il s'agit de rabaisser, inhiber autrui sans ressentir la moindre hésitation fluctuante, la moindre pitié ; et exprimant cette concupiscence perpétuellement inassouvie et salace, nécessitant régulièrement une atténuation pour leur propre plaisir. Troublante attitude qui mêlaient contre leur gré ces deux êtres éternellement conflictuels et dont seuls le dernier individu aux paroles véhémentes avides d'une haine viscérale arpentant les veines de son possesseur, remportant une victoire âprement méritée, s'octroyant gloire et fierté, délaissant son « compagnon de jeu » dans sa haine, son amertume, sa convoitise de désirer un inversement de situation instantanément, plaçant son cruel bourreau à sa place, lui concédant l'humiliation qu'il subit en ce moment même. Apercevoir la silhouette rayonnante d'honneur transcender notre hauteur pour s'élever toujours plus haut après nous avoir inhiber, est une occasion qui ne peut être abhorrée par tous. Calamiteux et dérisoire espoir que de croire dur comme fer s'attribuer victoire sans même avoir effectuer le début de la bataille. Lors de la bataille, affrontements inflexibles cherchant à annihiler l'ennemi et le instaurer un despotisme ostentatoire à jamais gravé sur celui-ci, la victoire peut nous filer entre les doigts d'une seconde à l'autre sans que nous puissions nous en douter, puis nous n'avons que les yeux pour pleurer sur notre manque de raison, de vigilance qui a eut un effet nocif. Ces évènements peu jovials dont l'intérêt de quelques hommes est ressenti dans des milliers d'autres qui jurent haut et fort de se sacrifier pour le bienfait de sa patrie, de mourir pour permettre d'améliorer la situation des autres. Ceci est la considération soit d'une stupidité inconcevable et superfétatoire, soit d'une grande témérité qui nécessite impérativement une connaissance de la cause assez approfondie avant d'adhérer à la guerre, en étant inculte de la peur et de l'appréhension qui règne en nous durant la bataille, qui nous fait déraper, qui fait frissonner nos os avec un bruit et un mouvement assourdissant, qui nous fait tremblotter jusqu'au tréfonds de nos os, jusqu'à notre chute certaine et subite, nous conduisant à un gouffre, plus communément appelé l'enfer.



    Enjambement inéluctable et séraphique d'un individu archétype, dont la ressemblance féline mêle le physique et la psychologie. Indomptable tel un animal sauvage incorruptible, imputrescible par une immortalité exprimée de cette luminescence coruscante et immaculée. Anachronique par cette apparence monstrueuse et opaque qui surgit pour détruire l'humanité, transparaissant comme un stade de perfection inaccessible au commun des mortels. Délaissant de côté toute émotion, toute logorrhée inutile et toute accointances illusoires et éphémères ne menant qu'à une perdition démesurée, chatouillant un requiem chaotique et désespéré. Infant d'un Dieu de violence, Arès, dont il a su ajouter l'indécence et la présomption ; la tyrannie hiératique instaurée par les Dieux semblent se refléter indéniablement dans ses représentations gestuelles et dans ces prunelles intransigeantes. Adoptant le tumulte de Zeus sous forme d'une impulsivité incommensurablement prodigieuse et d'un complexe surpassant toute simple compréhension humaine, le Sibyllin Hybride spécifiait ce manque de pitié, la distinction quel qu'elle soit étant une preuve d'une grande faiblesse d'esprit pour lui, et son gourou d'une ténuité non négligeable s'abattra sur ceux qui croiseront sa route impétueuse, dont seul l'obséquiosité vénielle et servile régnera dans le cœur pourfendu et humilié de ses victimes. Son faciès anguleux où était représenté une forme de colère noire et malfaisante, égérie pernicieuse d'un Dieu apocalyptique. Carnation invisible d'une créature rebelle et sauvage, n'écoutant que ses propres lois et blasphémant sans cesse celles des autres, pour son plaisir personnel ; dépeindre la véritable carcasse de cet individu n'est possible qu'avec le discernement sans faute de sa vraie forme, sa vraie psychologie, enfouie depuis si longtemps dans les ténèbres alambiquées de son âme. Son âme... Ce subconscient bien complexe qui ne mérite que d'être examiné, scruté dans chaque coin et recoin de cette dimension flamboyante d'une déflagration de rage incontestable, pour déceler bien des surprises. Tel un esthète dont la spécificité inabordable semble inouïe, le Célicole offre à sa propre apparence, sa chair qui recouvre son âme maculé, une place fondamentale qui subsistera éternellement. Éphèbe obscur et désenchanté qui transparaissait tel un archange Céleste. Archange dont l'initiation au combat s'est produite progressivement, en débutant et en aboutissant dans la rue, tout seul. Les apparences sont trompeuses, et l'on perçoit la morale de cette citation dans cette circonstance. Fascinant par cette attitude chevaleresque qu'il dispose à lui-même, son égocentrisme est notamment basée sur son physique et sur son outrecuidance jupitérienne. Présomption impalpable qui ne trouve jamais la fin à sa soif d'assouvir cette ostentation de montrer, de provoquer autrui sans jamais être blessée. La présomption est le maître mot qui décrit cet être si abscons, qui pourrait être la réincarnation de l'homme qui a su créée cette sensation d'assurance de soi, de confiance à l'extrême jusqu'à même ne jamais se lénifier dans n'importe quelle situation. Cette présomption pompeuse s'avère aussi éphémère et perturbante qui insupporte tous ceux dont les oreilles ont été agressées par la fatuité de cet homme.



    Férocité vaillante, impartiale et ostensible qui est la démonstration vivante d'une animosité adamantine d'une entité ayant adopté une forme charnelle divine mais dont la psychologie nébuleuse demeure aussi complexe. Déroutant par sa dégaine féline et d'une agressivité excessive ; perpétuellement dans un état taciturne, l'allure luxurieuse et provocatrice. Susciter l'attention, l'envie, le dégoût, la convoitise et tout autre sensation de ce genre devient si exaltants. Créature féline qui sommeille paisiblement au fond de la racaille, ne patientant qu'au moment propice pour surgir et asservir les autres, comme de simples esclaves qui ne méritent que la domination hiératique et pervertie d'un être supérieur. Empreint d'obscurité fatale qui inspirait l'appréhension quand la présence de l'hybride se faisait constater. Atmosphère lubrique et violente pas aussi désagréable que l'évoquait, cerner la concupiscence, la démarcation, l'impétuosité de Grimmjow s'avère bien facile. Dans ses mots, l'on recèle des pêchers commis sans le moindre remord même si cela sont inimaginables, cette envie de se démarquer des autres et pour finir, cette provocation infinie ainsi que l'impulsivité primitive, comme une sorte d'abnégation fatale en s'immolant qui lui offre une rage frôlant la plénitude colérique, toute conscience, toute réflexion, toute analyse des choses semblaient alors fuir cette âme maculé, se désagrégeant avec une promptitude déconcertante. Des prunelles pourpres d'un contraste important, des veines rougeâtres se tuméfiant excessivement, le faciès devenant d'une couleur rouge ; sont plusieurs d'autres caractéristiques qui dévoilent l'impulsivité.






Dernière édition par Grimmjow H. Jaggerjack le Dim 9 Aoû - 0:46, édité 2 fois
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Grimmjow H. Jaggerjack


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Sam 8 Aoû - 21:24


    Retombée violente de l'Hybride au sein des mortels, tranchant cette réminiscence, qu'on qualifierait plutôt de fantasme irréaliste et complètement impossible ; celui-ci se remémora la circonstance extatique dans laquelle il s'était fourré. Un orage dont la pluie torrentielle provoquait des dégâts désastreux, les étoiles illuminaient d'une nitescence si absolue que personne ne nécessitait l'apparition d'un lampader, et au milieu de cette soirée particulière, deux êtres qui détiennent une relation tendue depuis leur première rencontre, lors d'un simple cours. Ces deux êtres sibyllins, d'une complexité inabordable, inaccessible ; spécial que ce soit par leur physionomie que par leur psychologie. Autour de ces deux individus complexes, le chaos régnait, par la le tonnerre qui grondait, exemple de la colère de Zeus qui se venge des hommes qui consument la planète à petit feu ; les éclairs qui chutaient inlassablement sur le sol mouillé par la pluie ; et le vent qui ne faisait que caresser la chevelure cyan de la racaille. Détournant ses yeux de temps à autre de ses iris bleus clairs très envoûtant pour épier les mouvements incessants de ses cheveux bleus foncés qui suivaient le mouvement que le vent leur concédait, avec un intérêt certain mais pas exprimé. Ayant jeté sa cigarette a moitié finie sur le côté de son pied, cela étant la chose qui leur a permis de créer leur premier lien, ou plutôt leur première « dispute » ; un sourire malveillant et narquois qui représentait une soudaine moquerie s'installait sur son faciès, dévoilant sa dentition parfaite et sans défaut. Elle possédait un calme imperturbable, qui concevait une possibilité à toute situation et qui tissait un lien logique à chacune d'elle, c'est peut-être une des chose qui avait attiré l'enfoiré à la rencontrer en cette nuit mouvementée. La discussion débutant par les paroles honorables de Heartless, se doutant d'une réponse aussi utile que la sienne. Gestes et regards conflictuels et antipathiques que chacun envoyaient à son adversaire, patientant la douce réponse qu'il pouvait émettre. Ce qui diffère ces deux êtres lubriques, la réflexion de la circonstance. Grande gueule tous deux, n'acceptant que la victoire du dernier mot ; l'hybride n'accède pas à l'intelligence avant de délivrer tout propos qu'il soit, son domaine de prédilection étant de foncer dans le tas sans réfléchir, contrairement à elle, dont le nom subsistait méconnu, qui usait d'une intelligence peu comparable. Délaissant de côté toute dimension, toute atmosphère macabre ou exaltante, chacun détenait son ambition de faire chuter l'autre. Bellâtre frigide qui convoitait insatiablement un moment aussi plaisant. Se confronter corps et âme contre celle qui transparaissait sereine et imbu de toute colère ravageuse, fut un fantasme. L'affliction marmoréenne qui errait autour d'eux comme une prédateur rodant près d'une proie, préparant sa prochaine attaque et savourant le repas bien mérité qui lui serait offert ; mais tous deux semblaient immunisés contre toute sorte de sensation et de ressentiment désagréable. Ou sinon, était-ce juste un manteau infâme et obscur qu'il endossait sur eux pour exhiber ce qu'ils veulent montrer, et dissimulant bien des secrets qu'ils ont du mal à évoquer pour des raisons que leur sont propres ? Peut-être.



    L'intérêt que portait Grimm' à se mesurer à cette fille s'amplifiait énormément rien quand quelques secondes, quand ses prunelles rejoignirent les leurs, et qu'il fut comme envoûté par ces iris bleutés, trompeurs par la nitescence de leur beauté incomparable. Le bleuté de ses yeux ne différaient que de très peu de ceux de l'hybride, qui n'en fit pas la constatation, trop préoccupée par la guerre qu'il mène avec acharnement et plaisir intense. Entouré d'un aura particulier qui intéressait la racaille au point que celui-ci fit quelques pas en avant dans le but de s'approcher. Ses longs cheveux bleutés foncés virevoltaient toujours au grès du vent et de tous ses caprices, offrant à la demoiselle un charisme et une beauté incommensurablement mirifique. Les yeux de la demoiselle avaient il y a peu de temps suivi le chemin de la cigarette crachée par Grimmjow, atterrissant sans problème sur le côté de son pied. Toute présence de quelconque sourire s'avérait impossible chez cette fille, même si cela s'agit d'un sourire moqueur ou de plaisir à voir agoniser quelqu'un que l'on hait au plus haut point imaginable. Par contre, un antagonisme qu'elle révélait sans la moindre difficulté prit place sur son visage de déesse, le dégoût d'avoir de nouveau en face de soi un être pas si différent que ça. Modelant ses lèvres à la perfection comme il en avait l'habitude, il esquissa un petit sourire d'enthousiasme comme pour exprimer son plaisir dans la confrontation éternelle, le fait de susciter le dégoût ou même l'envie rien que par sa présence divine. Les paroles de la demoiselle demeurèrent présentes dans la conscience de la racaille, résonnant sans cesse comme avec de l'écho, son timbre de voix identique et son état quand elle avait prononcé cela. « Et si tu m'disais plutôt c'que tu viens foutre ici, au lieu de te faire remarquer comme un sale gosse ? ». Phrase tout à fait laconique et dont s'attendait l'hybride. Ne songeant pas à répondre immédiatement, il se contenta de se mouvoir délicatement en face de la demoiselle, hablant des paroles tout aussi exaltantes.



    « La demoiselle n'aurait-elle pas les couilles de me tenir compagnie ? »




    Phrase tout à fait intéressante. On se doutait qu'à ce stade, les questions emplies de sous-entendus vaseux allaient se succéder sans jamais modifier la monotonie de cela ; mais l'hybride préparait quelque chose de spécial, de particulier que personne ne pouvait à peine songer. S'approchant du banc en se mouvant avec une sensualité voluptueuse peu répandue par sa démarche quelques féline et sauvage à souhait ; il rapprocha son faciès anguleux de celui de la demoiselle. L'exiguïté devenant de plus en plus court, les mains baladeuses de la racailles s'immiscèrent dans le cou de la jeune fille, caressant chaque partie de sa peau douce et sucrée, qui éprouvait l'envie de s'y mêler sans montrer la moindre résistance, succomber à un plaisir particulier qui nous envoûte en émettant une obséquiosité phénoménale. L'odeur qu'émanait son corps semblait aussi exquise et onctueuse que l'était sa voix, tout aussi extatique, suscitant l'envie et le désir de la combler. Son corps était parfait. Elle détenait une taille bien élevée pour une femme, ce qui ne déplaisait pas à l'hybride qui appréciait celles qui comme lui, se démarquent physiquement des autres ; des yeux et des cheveux d'une couleur pratiquement identiques, comme Grimmjow, une poitrine pas trop opulente mais si alléchante et coïncidant tellement avec les courbes parfaites de la demoiselle qu'on ne peut demeurer à observer sans avoir au moins la simple envie de toucher. Ôtant sa main du cou de la demoiselle, il recula légèrement tout en la dévisageant, tentant de discerner quelque chose dans les iris merveilleuses et complexes qu'elle possédait. Mais l'agissement trop prompt et trop osé de Grimmjow transformerait peut-être les choses, même si cela est une probabilité pratiquement impossible, étant donné l'état caractériel des deux êtres qui semblaient se haïr. En quelques secondes, le sourire pourtant si enthousiaste de l'hybride se métamorphosa. Le teint bronzé de Grimm' ne se percevait que peu en cette nuit, mais son regard transperçant transparaissait tel un couteau tranchant la gorge à un homme, lui ôtant toute conscience et toute vie possible. S'était-il conduit avec une concupiscence extrême pour l'occasion ou avait-il vraiment voulu le faire, pour extérioriser cette partie méconnue de lui ? Cela est une question dont la réponse ne sera qu'émise plus tard.



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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Mar 11 Aoû - 23:25




♪ Je suis un oiseau solitaire,
♪ Qui essaye de déployer ses ailes,
♪ Mais je suis gardée prisonnière,
♪ Dans une cage d'où il m'est impossible de regagner le ciel.


    Animale, sensuelle, présomptueuse et effrontée. Sauvage, audacieuse, vulgaire et impudente. Regards spadassins, parricides d'une véhémence annihilante. Hostilité placide, renfermant cette encombrante virulence bestiale, submergeant cette antagonisme presque barbare. Sourires cyniques s'accordant avec excellence à cette âme sadique. Immorale et éhontée, elle s'affichait brutale et insubordonnée. Racaille indocile dans toute sa gloire et sa luxure. Rebelle dans l'âme, dégoulinante de magnificence et d'une certaine somptuosité divinement façonnée. Indignante jeune femme au caractère névrosé, nauséeuse créature, fascinante mais détestable. Un cœur de pierre pour des sentiments de glace, elle n'avait pas sa place en ce monde. Non, elle devait vivre avec supériorité. Sa place n'était pas sur terre, mais sur l'Olympe. Déesse suprême, Walkyrie des temps modernes, Ondine radieuse. Ou plutôt, hallucination démentielle, rêve intouchable, fantasme inavoué... Demoiselle étouffée de vanité, de rancœur et d'amertume. Incapable de ressentir le moindre sentiment heureux ou l'infime compassion pour quelqu'un d'autre. Le regard et les paroles emplies d'une laconicité éthérée, lapidaire et succinctement concise. Les songes, quant à eux, n'étaient guère mieux. Apophtegme empreint d'une virulence aiguë, acérée et aiguisée. L'acheminant ainsi dans des opinions et jugements peu conventionnels, une façon de penser faiblement orthodoxe qui rejoignait à merveille une façon d'agir tout à fait stéréotypée aux personnes en son genre. La vipère lubrique qu'elle était s'affichait sordide et infecte, révélant cette haine infinie stigmatée d'une hiératique vigueur antipathique. Le fiel extrême d'une vie emplie d'aberration psychotique, d'une aliénation divaguante. Sentencieuse jeune femme, grandiose de par sa pseudo supériorité, digne et majestueuse condescendance prépondérante. De la terre, s’élevait une odeur âcre de glèbe souillée. Mélange subjuguant de moisissure muée à l'humidité chutée des cieux. Le tout semblait un amas de boue gluante, dont l'immonde exhalaison vint lui vriller les narines avec dégoût. La Terre et l'Eau, deux éléments que tout opposait, ne formant, le temps d'un instant, plus qu'une seule et forte antité. Un peu comme elle et son double intérieur. Pourriture existentielle convoyant dans une subsistance aux faux semblants, partagée, chimérique et éthérée. Cette existence fantasmagorique qu'elle se voyait obligée de partager avec une autre. Fantôme imaginaire et inexistant avec lequel elle cohabitait cependant depuis pas mal d'années déjà. Cette même chose qui l'avait vue descendre, mourir à petit feu et combattre. Oui, résister, rivaliser contre cette double antité qui tentait constamment de prendre le dessus, qui s'élevait contre elle et dont la force grandissait tous les jours un peu plus et l'oppressait, l'étouffait, l'empêchait de respirer et de se sentir libre. Mais d'un côté, cette chose qui l'habitait la rendait unique, spéciale. Et la jeune dénommée Honora rejetait le moindre fait qu'était la banalité. Il y avait donc un point non négligeable à partager son corps de la sorte. Cela la rendait incomparable.



    Pourquoi se sentiment de solitude l’envahissait-il ? Être seule ne l’avait jamais dérangée, elle trouvait même cela agréable. Un grand blizzard soufflait sa tempête dans son cœur. Il lui semblait reconnaître cette même solitude. Peu à peu, elle comprenait son état tout en étant révulsée. C’était comme si à l’instant, elle mendiait la présence de quelqu’un car le sentiment d’être seule se faisait trop énorme pour pouvoir être bien supporté. Jamais de sa vie, elle n’avait eu de tels sentiments. Elle se dégoûtait elle-même d’en arriver là. Mais difficile de nier l’évidence. Quelque chose ou quelqu’un lui manquait terriblement et cela agissait sur son état. Elle ne se connaissait que trop bien. La solitude était à présent fragmentée, laissant place à un profond malaise qui se relevait du sentiment d'être épiée dans la pénombre nocturne. Le cœur battant plus fort et à l'unisson avec cette respiration, elle écoutait. Encore et toujours. En oubliant tout autres sons, les gouttes d'eau disparurent, le vent frappant s'estompa, les bruits environnants déclinèrent petit à petit pour qu'il ne reste plus que cette inhalation venir vriller ses tympans. Éraillée, elle n'y fit cependant pas vraiment attention, jusqu'à entendre cette voix. Une voix masculine de quelques octaves supérieures à la sienne. Une voix suave et profonde, grave et pénétrante. Enivrante, si bien qu'elle se leva doucement pour arpenter le bord du banc. Le problème d'Honora étant que sa mémoire était plus visuelle que sensorielle, elle dû lever les yeux vers ce qu'elle croyait être un inconnu. Là, ses doigts se crispèrent presque instinctivement autour du pommeau de sa dague. Des gouttelettes vermeilles pleuvaient autour d'elle, s’échappant des entailles d'une voûte céleste scindée. Avec une grande douceur, dû à son état d’inconscience hypnotique, Honora éleva les yeux vers ce qu'elle croyait donc être un inconnu. Sa vue s'accoutuma à la noirceur et ses sens s’éveillaient peu à peu. D’ailleurs la désagréable sensation d’avoir des vêtements humides lui collant à la peau la fit bouger. Il fallait qu’elle dise quelque chose à cette personne qui se tenait près d’elle. Ce jeune homme, sans doute élève, venait d’avoir la chance ou la malchance de trouver Honora allongée sur un banc pourri au beau milieu d'un parking tout aussi délabré. D’autant plus que cela ne lui arrivait que très rarement d’être réduite en loque et de s'abandonner de la sorte sur la première chose venue. Portant sa main à ses yeux, elle les massa légèrement. Bien qu’elle était dans un lieu très faiblement éclairé, la lumière lunaire déferla comme une vague prête à brûler les rétines bleutées de la jeune femme. Pendant quelques secondes, des tâches de couleurs se mouvaient devant elle, puis elles se dissipèrent peu à peu pour laisser apparaître le décor qui n’avait pas bougé depuis son changement d’état. La seule nouveauté était la présence de l'autre, debout quelques mètres plus loin. Ils semblaient toutes deux avoir environ le même âge, mais, à cette époque, les apparences n’étaient plus ce qu’elles étaient. Les fillettes ressemblaient à des femmes et les jeunes femmes se rajeunissaient déjà. Les gamins ressemblaient à des hommes et les jeunes hommes faisaient tout pour garder leur sex-appeal.



    Lorsqu'enfin, ses yeux furent totalement habitués au noir, elle le reconnut. Ce corps imposant ne pouvait être apposé à tout le monde. Ces cheveux cyans et ces yeux de même couleur ne pouvaient se voir tous les jours. Non, ce gars était unique en son genre. Était-ce peut-être pour cela qu'elle ne le trouvait pas différent de ce qu'elle était elle-même ? Le regard du jeune homme sans nom lui vrillait littéralement le dos. Mais Honora n'y fit pas attention. Ce fut lorsqu'il approcha qu'elle se sentit obligée de parfaitement lever le regard vers lui, un regard sombre et vide, aride de sentiments, déserté d'une quelconque effervescence. Un visage revêche, dur, rébarbatif, qui ne laissait transparaître aucune émotion, sinon celle de l'ennui profond. Les yeux accrochés à ceux du gars sans nom. Pourquoi avaient-ils donc cette même couleur ? Captivant et magnétique, ce gars en devenait subjuguant. Troublant il était. Elle qui n'avait jamais pensé cela de personne en paraissait déroutée, déconcertée de constater qu'elle aussi pouvait penser du bien de quelqu'un. Quoique, le terme "bien" était subjectif. Elle ne le trouvait que charmant dans sa manière d'être et de bouger. Déconcertant de par cette aura sensuelle qu'il dégageait. Le regard plongé dans le sien, il lui était difficile de le détourner, voir impossible. Quelque chose chez lui attirait, inévitablement. Assurément, il était presque bandant. Mais elle ne pouvait se permettre d'en oublier sa vraie nature. Car oui, ce gars semblait aussi fou et dément qu'elle-même pouvait l'être. Des échos de rumeurs étaient venues choir dans ses oreilles. Des ragots peu prônant à propos de lui. Devait-elle y croire et se méfier ? Qui sait ? ... Lorsque la voix, douce et belle, de l'autre s’éleva dans la poussière du parking, l’ouïe d’Honora fut captée. Attentive, elle écouta ce qu'il avait à dire : » La demoiselle n'aurait-elle pas les couilles de me tenir compagnie ? « Ah ah, très drôle ! Et mon poing dans ta gueule, ça te dit ? Un sourire. Ironique, certes, mais un sourire quand même. Une main fourrée dans la poche et l'autre posée contre le bois usé du banc, complètement imperméable, imperturbable à ce qui l'entourait. Indifférente, peut-être le traitre mot qui aurait pu la circonscrire en cet instant même. Son visage ne reflétant alors qu'une austérité âprement neutre. Insensibilité à la vie, antipathie envers les autres et aversion d'une réflexion trop spartiate pour pouvoir être déchiffrée. De quoi faire froid dans le dos. Oui, son sourire n'était en général que le pur reflet de la psychose. Oui, son regard n'était souvent que la propre détérioration d'une animosité absolue. Oui, ses gestes et ses actions n'étaient que platonicité et extravagance d'une vie démesurément non voulue.


Dernière édition par Katara H. Yumih le Mer 12 Aoû - 0:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Mar 11 Aoû - 23:25


    Elle ne prit pas la peine d'user sa salive pour ce gars qu'elle abhorrait depuis le premier jour de leur rencontre. Elle ne se souvenait que trop peu de cette journée. Car en ce jour, Katara avait pris le dessus et la gentillesse avait suinté par tous les pores de sa peau. Répugnant... La d'moiselle eut un énorme frissons à cette pensée. Elle, gentille. Plutôt crever. Sa cigarette était venue s'écraser sur son pied. Mais elle n'avait pas bougé... La deuxième fois s'était déroulée lors d'une séance de sport au sein de l'établissement. Elle avait encore une fois reçu une cigarette sur son pied. L'expéditeur ? Lui. Encore une fois, elle avait fermé sa gueule. Le cours en question avait pris une tournure de connerie telle qu'elle avait préféré quitter et s'en aller. Alors qu'elle baignait dans ses pensées, elle fut ramenée à la réalité lorsque sa main vint lui caresser la peau, Ses yeux s'étaient alors clos à demi et un long frissons s'était mit à grimper dans son dos. Cependant, ses fins doigts se crispèrent tout de même sur la dague qu'elle tenait déjà fermement. Une arme efficace et discrète qui ne la quittait jamais. Une antiquité, certes. Dont le manche était en bois sculpté et vernis, orné de laiton et dont la lame était finement travaillée. Les yeux toujours sombres et vide poser sur lui, elle observait, scrutait les détails de son visage dans le noir. Noyée dans l'océan profond de son regard, elle en avait oublié les rumeurs qui couraient à son égard. Posément, les yeux de la jeune femme glissèrent sur son visage, en observant les moindres détails. Des traits durs, revêches, encadrés par une chevelure agréable et apaisante à regarder. Un nez fin et longiligne, des lèvres fines colorées par la douce teinte d'un pétale de rose claire. Grand - plus grand qu'elle, pour une fois - ; et un corps imposant, délicieux à regarder et envieux à toucher. Certains mots, qui ne furent que pensés, cognaient en elle, comme criés à l’infini. Chacun avait un ordre précis, croissant et grondaient avec puissance. D’abord la Tentation, qui se transformait doucement en Convoitise qui, elle-même, se muait en Désir. Et se Désir qui était aussi fort qu’un Besoin. Ces quatre mots transperçaient Honora de toutes part. Et puis, tout en dessous, un doux sentiment, irradiant avec une infinie chaleur le cœur suturé de la jeune femme. Le seul problème auquel était confrontée Honora, cependant, étaient la présence de ces quatre autres mots. La chose cachée dans son esprit, arracha son voile avec brusquerie. A présent, elle faisait face à son propre combat émotionnel, sans aucun moyen de l’ignorer plus longtemps.



    Elle venait de captiver ses propres yeux sur le corps du jeune homme. Tentation. Ce mot se fit trop clair et Honora, n’ayant plus le choix, l’accepta. Son iris se colora alors des teintes de la tentation. Mais sa contemplation ne s’arrêtait pas. Les moindres détails de son anatomie furent épiée. Convoitise. C’est avec gêne que la jeune Racaille s’aperçut que ses yeux illustraient ce mot. Doucement, elle détourna son regard qui se perdit sur les poutres rongées du banc. La brune couleur sombre apaisa ses pupilles qui venaient de boire trop de lumière. Honora se torturait l’esprit pour de bien petites choses. Les relations humaines n’étaient vraiment pas dans ses atouts. Elle incarnait une sorte d’élégante sauvagerie qui lui portait parfois préjudice. D’une respiration lente, elle huma le parfum de l'autre. Elle se surprit à vouloir le sentir émaner de sa peau, qui était trop loin d’elle pour que cela soit possible. Sans rémission, elle se dévoila désireuse. Désir. Avec toutes les évidences possibles, elle le désirait. Mais comment ? Y avait-il plusieurs manières de désirer quelqu’un ? Honora ne le savait. Elle le voulait, tout simplement. Peut-être s’agissait-il de prononcer son prénom, sans cesse, jusqu’à épuisement ? Ou bien alors de le serrer très fort entre ses bras, jusqu’à l’endormissement ? Ou encore effleurer ses lèvres du bout de doigts, fugace caresse, avec un sourire ? Aller encore plus loin et poser ses propres lèvres sur cette bouche, pendant de longues minutes, sans bouger ? Ou bien… ? Honora s’apercevait qu’il y avait tant de manière possible de désirer quelque chose de quelqu’un. Et, pour arrêter le flot de pensées gênantes, elle préféra ne pas songer à ce qu’elle choisirait entre tout cela.



      - Le Mister pourrait-il me donner une raison de lui tenir compagnie ?



    Provocation. Pure et simple petit challenge de rien du tout. Oui, un frugal défi. En quoi consistait-il ? Lui donner une raison de rester ici, avec lui et de ne pas partir. La lueur du défi enflammait ses yeux. Oui, ses prunelles brûlaient de cette avidité à chercher les gens, à les trouver. Et ce foutu Désir qui se transformait peu à peu en Besoin. Tant que ce dernier ne prenait pas le dessus sur le désir, elle pouvait encore se maîtriser. Mais si la puissance franchissait un certain seuil, elle allait s’aventurer sur des terres inconnues qui allaient pouvoir la pousser à faire des choses dont elle ne s’imaginait peut-être pas capable de réaliser.
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Grimmjow H. Jaggerjack


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Ven 14 Aoû - 21:09

« Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité
; tout désir est une illusion,
mais les choses sont ainsi disposées,
qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi. »






    Paradoxe sibyllin et hostile exécrable. Origine d'un rejet inéluctable et inadmissible. Présence relevant contradiction et concupiscence inassouvies. Conspiration troublante et fluctuante. Désir incoercible de propager décrépitude alambiquée. Ambition méconnue et sans doute inexistante de cet homme impulsif. S'exhibant inlassablement comme une bête sauvage dont l'animosité immorale transcende toute compréhension humaine, s'érigeant personnellement sur un trône immaculé, accueillant un postérieur pourtant souillé à longueur de journée, dont l'instinct cadavéreux émane de cette enveloppe charnelle si attrayante. Roi impartial et indifférent, régnant uniquement dans un atmosphère lubrique et sordide. Atmosphère qui ne cautionne que les ambitions et préoccupations de son maître. Éternellement dans ses croyances présomptueuses d'être un Dieu déchu de l'Olympe, suscitant une trop grande jalousie par sa perfection prépondérante et déplaisante. Vengeance antipathique et sulfureuse, prenant pour simple cible les hommes, les mortels qui agissent dans un but égocentrique, négligeant toute chose dépassant le bout de leur nez. Macabre ressemblance entre le soi-disant Dieu Déchu et les hommes, cette espèce qu'il épie et qu'il abhorre à une exacerbation insondable et tortueuse. Dieu de destruction , d'éradication simple de tout chose déplaisant purement et simplement à l'éphèbe, sans la moindre partialité. Démence lymphatique d'une amertume machinalement masquée sous ce bloc de haine viscérale qui submerge le Sibyllin de cette rage bien trop extériorisée et incontrôlable. Envahit de cette rage s'amplifiant de plus en plus en cogitant à son destin détestable, et dirigé dans le simple but de chuter vers une déchéance chaotique auquelle il n'aurait songé uniquement dans les pires cauchemars inimaginables. Éphèbe cauchemardesque et immonde par ses agissements, ses gestes, ses contemplations suprêmes et ses convoitises libidineuses ; dont la préemption éternelle est désormais remise en cause. Détrôné, déchu d'un poste divin, séraphique pour sombrer dans une pénombre apocalyptique et humiliante empreinte d'une once de pitié. Enduré comme un alcoolisme ravageur et rabaissant qui provoque addiction indéfinissable et imputrescible d'une envie inextinguible d'assouvir ce besoin inachevé. Addiction souillée, insondable, imperturbable. Arpentant chaque rempart de ce corps malicieux, cette addiction qui secrète le besoin et l'envie incoercible d'être assouvie, achevée ; mais dont le parachèvement semble inconnu, imbu de toute possibilité existentielle. Chimère des temps anciens ténébreuse et maléfique, réincarnée dans un corps particulier, suscitant sans arrêt l'attention et l'extravagance par son apparence ; la libido, l'impulsivité, la rage et la moquerie par son état caractérielle très énigmatique. Autant de descriptions contenant leur intérêt qui composent cette harmonie corporelle et caractérielle de l'enfoiré, peut-être ajusté dans un excès protubérant.



    Attention perpétuelle. De par un esthétisme propre et illusoire d'une perfection corporelle convoitée, envisagée depuis des années lumières ; dont l'aboutissement n'a pu être achevé. Enveloppe corporelle attrayante, immaculé et immuable. Procurant convoitise à autrui par sa perfection visuelle et incontestée, cette beauté physique s'avère contradictoire face à sa beauté intérieure. Extravagance, simple mot évoquant sa particularité personnelle. Un masque s'accaparant sa joue droite, forgé par le grand Dieu Héphaïstos, de sa carnation blanchâtre sans la moindre souillure ; dont la ressemblance avec une mâchoire animale, provenance probable d'une animosité féroce. Chevelure et iris d'un cyan d'un contraste usé parfaitement, subjuguant l'attrait d'autrui. Libido. Sempiternel objet de désir inassouvi, désiré, fantasmé qui ne s'achève jamais. Envie insatiable de plaisir lubrique. Concupiscence salace élevée à un degré divin, ne s'évaporant jamais, errant dans ce corps comme une âme délaissée qui procure pourtant des envies énigmatiques et subites. Indécence marquée dans ses faits et gestes, comme gravée éternellement sur son front, qu'il incarne tout désir sexuel sur cette terre déjà rongée de corruption, d'abus sexuel et de violence. Dieu du sexe et de l'impulsivité déchu au stade des mortels, tentant toute cohabitation quel qu'elle soit en leur compagnie, haine contre cette race perfide et inutile. Impulsivité. Rage d'une ampleur incroyable, octroyant au possesseur une puissance infinie, une conscience moins abordable, une envie de combattre inlassable et carnation rougeoyante telle un dragon infernal. Réflexion de la situation affaiblie et une impatience trop ostentatoire, affichant comme la vente de son âme à une impulsion soudaine qui s'immisce à vitesse grand V. Rapportant destruction et désespoir, l'impulsivité est aussi qualifiée de marque de faiblesse plutôt qu'une impulsion, afin de soi-disant éviter aux gens concernés de sombrer une fois de plus dans cette facette caractérielle. Impulsivité poussée pour créer la rage, exprimée par les agissements violents, les hurlements effrayants et menaçants. Stade d'inconscience absolue, concédant cette enveloppe charnelle à ses propres impulsions, les laissant agir sans broncher. Moquerie. Grande critique sournoise, à propos d'une quelconque facette d'un individu, provoquant soit énervement, soit amertume. N'ayant aucune grande utilité ostensible, elle ne fait que susciter le plaisir de ceux qui l'utilisent, et peut-être également une moindre occupation.



    Monotonie étouffante, comme celle d'un recommencement éternel, tout comme l'empyrée ténébreux, qui alternait entre nitescence illumination et sombre ténèbres glauques, sans fin. État cadavéreux, comme enchaîné sur le mur de la vie, endurant tous les hauts et bas sans toujours pouvoir réagir. Aspiration nocturne changeante. La jeune femme dont il ne connaissait que la physionomie, son nom demeurait totalement méconnu. De loin, n'apercevant qu'une partie infime de son corps, la racaille a su reconnaître qui était cet individu. Ésotérisme à sa plénitude, qui a procuré à l'enfoiré cette envie d'envisager une discussion ou plutôt un conflit réitéré sans qu'il ne puisse lui-même comprendre ce qu'il a poussé à agir ainsi, comme agissant selon ses envies et non selon sa conscience. Malgré ces exhibitions brutales et immorales, les deux individus semblaient d'une tranquillité marquée et leur soi-disant passe-temps de se dénigrer, de s'inhiber chacun pour humilier l'autre en ayant le dernier mot ; ce passe-temps qui s'est toujours éternisé, semble atteindre un moment de désagrégation. Peut-être était-ce la nuit qui accordait un tel changement de comportement. Véhémence implicite qui se dissimulait derrière ce sourire narquois, sournois, patientant qu'une quelconque vicissitude intervienne pour s'afficher ensuite. Deux monstres archétypes et insidieux qui se tenaient tête, avide de victoire mais en n'exprimant aucun étalage de leurs véritables sensations avec ostentation. Communication dérisoire mais d'un laconisme succinct, comme si la discussion ne servait qu'à confirmer sa présence dans cette bataille impitoyable.


Dernière édition par Grimmjow H. Jaggerjack le Ven 14 Aoû - 23:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Ven 14 Aoû - 23:10

    Accablé par cette attirance démesurée qu'il éprouvait en fixant inextinguiblement sa compagne conflictuelle, songeant à ce pourquoi cet attrait démentiel provoquait une telle fougue de plaisir. Son antipathie se métamorphosait de plus en plus en incarnation salace, envoûté par cette jeune fille, à un point où on pourrait croire que celui-ci avait l'intention de lui vouer une abnégation et soumission inextricablement. Cette envoûtement qui a surgit subitement, incombant la racaille a rencontré cette sirène. Oblitérant tout empêchement servile pour réitérer sa confrontation éthérée avec cette fille, lui offrant une occupation nocturne assez plaisante et dont les prémices préludent bien des choses énigmatiques. L'accostant toujours avec son habituelle indifférence et antipathie lymphatique, l'aura et la confiance émanant de sa présence n'a pas changé, ni son caractère abstrus, apparemment. La solitude demeurait sa seule amie. Et sous cette tempête torrentielle qui déferlait toute chose sur son passage en épargnant les deux êtres divins dont la présence divine leur évitait toute attaque ; les réminiscences qu'elle se remémorait, la réalité revint soudainement par la voix grave et masculine de Grimmjow. Violemment remise à la réalité à cause de cet être qu'elle a toujours abhorré, sa réponse emplie d'impertinence, de confiance et d'austérité qui ne déplut pas à sa victime.



    I
    ndécence invétérée que l'on décèle dans ces iris cyans, impudique dans son caractère autant qu'impulsif. Arrivée d'une épitaphe barbare et impartial qui émane de la racaille, dont le sourire chaotique ne signifie que les prémices d'une circonstance plaisante et captivante. Effervescence euphorique et palpable qui réjouit le sibyllin, nourrissant toujours sa confiance, savourant le festin qui se présentait en face de lui. Ne transparaissant aucune émotion, paraissant dur, inflexible ; l'être ésotérique aborde en tentant d'exhiber cette image effrayante de lui pour présager toujours désespoir et effroi partout où se posent ses pieds. La demoiselle ne se laissant pas marcher dessus, pérennisa en s'abaissant au niveau de son compagnon conflictuel. Étant donné sa grande solitude, un conflit avec cet individu détestable lui prodiguerait du plaisir et de l'occupation, afin de ne plus sombrer dans de rêves qui ne sont sans doute pas convoités. Sa beauté exceptionnelle captivait inlassablement les regards attrayants de la racaille, qui omit une tentation qui porta ses fruits. En se rapprochant dangereusement de la demoiselle qui ne bronchait pas ; jusqu'à ce que l'exiguïté entre les deux êtres divins ne soient plus. Caresses incessantes dans le cou de la Déesse, se délectant de la peau douce, sucrée et désireuse, attendant une moindre réaction de sa part. Mais songeant à réceptionner un coup, stupéfait intérieurement de la situation. La demoiselle sculptée par les Dieux divins, émit quelques frissons, peut-être de plaisir qui sait, si forts que la racaille pouvaient les déceler. Celui-ci se sentait épier par la Déesse, constamment observé par les iris bleutés et mirifiques, comme si elle désirait bien des choses en compagnie de ce corps, d'une inconnue bien plus exceptionnelle qu'on ne put le penser. Finalement, ces deux êtres semblaient ressentir l'un pour l'autre quelque chose d'autre que leur « amour » détestable. Dévoilant dans son regard convoitise et désir, les deux êtres se dévisagèrent un instant, pour que chacun détourne son regard de l'autre. Humant le parfum qui émanait de son compagnon conflictuel, les agissements prédominaient les paroles pour cette Déesse. Incontestablement, l'enfoiré désirait la demoiselle en face de lui. Pas pour un viol futile et fugace comme il en connait tous les jours, mais assouvir un véritable désir quel qu'il soit en compagnie de l'inconnue. Sa conscience s'envola vers des fantasmes frugaux, sa présence ne put que revenir sur Terre par des paroles provenant d'une voix de sirène merveilleuse et envoûtante. « Le Mister pourrait-il me donner une raison de lui tenir compagnie ? ». Que de flèches enflammées lancées par chacun pour brûler son adversaire, l'asservir jusqu'à l'oblitérer en intégralité. Alors, que de bonnes idées avec leur intérêt qui surgissaient, offrant plusieurs opportunités à la racaille. Autre désir de voir une quelconque suite. Provocation tel qu'il l'attendait, aussi dur et impartial qu'il s'attendait de la part de la demoiselle, et ce plaisir fut extériorisé par encore une fois par un sourire.




« Peut-être parce que la demoiselle n'a refusé aucune de mes caresses et les a même apprécié, non ? »




    Recelant la déflagration de désir dans les yeux de la demoiselle, se propageant également dans les iris cyans de la racaille. Dans le but d'affermir sa preuve et aussi pour apprécier son occupation, il leva son bras, les mains se dirigeant vers la direction de la Déesse, afin de réitérer l'action d'avant, ou dans un tout autre but encore dissimulé par le sourire énigmatique de l'être ésotérique. Son désir s'étoffait au fil du temps et cela se percevait facilement. Léthargie se dissipant peu à peu, transformée en une excitation attrayante, dont le degré s'élevait à chaque seconde passée auprès de la demoiselle, chaque parole, chaque mot avait son importance et agrémentait ce domaine d'excitation.
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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Lun 17 Aoû - 1:01




♪ Tellement envie d'y goûter, je dois résister,
♪ Ses lèvres douces qui savent où déborder,
♪ Son parfum qui m'enivre et me laisse sans vie,
♪ Ses mains qui ne me laissent aucun répit.




    Veuve noire, insidieuse et venimeuse. Ruisselante d'une transcendance léthargique. Suintante de cette présomption mal placée. Élitiste dans l'âme, arrogance et dédain étaient maîtres mots qui hérigaient sa vie. Vaniteuse impénitente, elle croyait ostensiblement en sa Divine prépondérance. Proférant à corps perdu les outrages de l'existence, des autres et de leurs conneries. Lubricité façonnée dans les excès par cette indigente divinité. Déesse déchue chutée des cieux en ce minable monde. Ce commun des mortels où elle se devait de vivre, de continuer à avancer même si l'envie n'y était pas. La sauvagerie des hommes n'a d'égale que leur perception du monde. Et celle d'Honora n'était que souillure et antipathie. Une aversion si spartiate que beaucoup se demandaient comment cela pouvait être plausible. Il se demandaient sans cesses comment faisait-elle pour ne rien éprouver. Si ce n'était du plaisir à voir les autres souffrir, à les voir répandre du sang ou déverser des larmes. Vraie garce à ses heures perdues, elle aimait se marrer à la gueule des gens malheureux et tirailler l'allégresse des gens heureux. Elle trouvait cela agréable d'être capiteuse avec tout l'monde. C'était passionnant et grisant de les voir changer en quelques secondes seulement à l'énonce de ses paroles. C'en était étourdissant de voir combien il était facile de blesser en employant quelques petits mots. De si nombreuses années passées à paraitre solitaire, acharnée et prête à tout, pour en arriver à désirer un homme... On dit que le désir naît de la volonté, c'est le contraire, c'est du désir que naît la volonté. Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi. Était-ce peut-être encore plus fort que cela ? De l'amour ? L'idée lui traversa fébrilement l'esprit. Succinctement, car pour réaliser telle chose, il fallait en avoir le désir. Et si désir il y avait, c'était désir qu'elle devait accepter. Et admettre qu'elle se rabaissait au niveau des autres en éprouvant des sentiments était quelque chose de très difficile pour Honora. Voir de quasi impossible. Le plaisir étant éphémère et le désir durable, les hommes sont plus facilement menés par le désir que par le plaisir. L'instant n'est qu'un chamboulement physique, c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le "rien" du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir.



    Chaste cataclysme de la voûte Céleste, aride, séraphique et vaporeuse lors d'une fiévreuse nuit d'été. L'atmosphère était pondéreuse, accablante et étouffante. La solitude était ennuyante, encombrante et affligeante. Son altération n'en était alors qu'exigée et convoitée. Condescendance emplie de concupiscence. Hégémonie relative bourrée de sensualité, de délectation et de volupté. Luxure charnelle qu'était la main de l'inconnu sur sa peau emplie de multiples tremblements fréquents. Des frissons d'un plaisir intense, délice extrême et, pourtant, cela n'étaient que simples caresses... Ce gars avait des doigts en Or et Honora ne voulait pas qu'il s'arrête. Pendant ce temps-là, elle l'avait longuement dévisagé. Sa joue droite était ornée d'une chose bizarre qui semblait être fait à partir d'os. Glauque et peu courant, cela l'intriguait. Une forme de mâchoire avec des dents aiguisées. Pourquoi portait-il ce même masque ? Une protection contre le monde extérieur ? Un objet ne servant qu'à dissimuler ce qu'il était réellement ? Ou tout simplement pour faire peur aux personnes qu'il rencontrait ? Elle avait beaucoup de mal pour trouver une pensée heureuse ou quelque chose capable de la faire franchement sourire. Mais la présence du jeune homme l’apaisait, d’une certaine manière et puis, Honora sentait qu’elle ne désirait pas quitter cet endroit rongé par le temps. Un long soupir s’échappa des lèvres de la jeune femme. Même si le silence les enveloppait, elle parvenait à se sentir mieux. Et elle était quasiment sûre que la présence de l'autre n’était pas innocente à cet effet. D’ailleurs 'Nora sentait qu’elle s’était laissée troubler par ce beau jeune homme et cela avait quelque chose d’effrayant. Qu’allait-il donc se passer ? Son intuition lui chuchotait qu’entre eux deux, un lien assez différents de ce qu’elle pouvait avoir avec d’autres, allait se tisser, ou l’était déjà. Mais Honora ne préféra pas en faire part à l'autre. Garder ses pensées secrètes valait parfois mieux. De ce fait, il ne se passerait rien et ses pensées allaient pouvoir s’évaporer. Ce n’était pas la présence ou la personnalité de ce gars qui la mettait mal à l’aise ou la faisait songer de la sorte. C’était ce qui allait bien pouvoir se passer par la suite. La peur de faire quelque chose de mal, de faire du mal ou de faire une bêtise. Bien qu’elle essayât de le cacher dans un coin de sa tête, cela était trop gros pour pouvoir être ignoré. Alors elle s’enfermait dans un silence pour ne rien laisser paraître à son voisin. Alors elle détourna les yeux, s'empêchant ainsi de trop le regarder et respira profondément. Malgré la forte odeur de terre environnante, un parfum masculin, doux et agréable s’empara d'elle. Un effluve épicé mélangé à celui-ci d’un parfum commercial, profond et enivrant, bien qu’un peu lourd. Il sentait bon. Il avait une présence agréable. Il était bien foutu. Il était agréable à regarder.



    Tout compte fait, leurs caractères n'étaient peut-être pas si diamétricalement différents qu'il n'y paraissait. Enfin une personne qui lui ressemblait un peu... Il était plus de trois heures. C'était le calme plat dans ce parking désert où se trouvaient les deux jeunes gens. Elle était postée là, assise sur le bord du banc qui donnait une vue d'ensemble sur le reste du parking enveloppé d'ombres et dépourvu de lampadaires. Elle tapotait le bois rongé à intervalles réguliers, au rythme du bruit que faisait l'aiguille de sa montre. Et tout ceci sur un fond silencieux apaisant. Elle observait avec attention le dehors. Tout semblait si calme. C'en était déstabilisant. C'était ce genre de spectacle qu'Honora appréciait. Quelque chose de silencieux, d'obscur et de ténébreux. Le temps passait et elle n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Elle semblait rêvasser. A certains moments, un sourire léger venait étirer ses lèvres. D'innombrables frissons lui parcouraient l'échine, tandis qu'elle croisait ses bras sur son ventre. Honora l'observait succinctement. Épisodiquement. Elle ne cherchait pas à croiser de nouveau son regard. Elle avait déjà appris ce qu'elle avait à savoir en ayant lu dans ses yeux le propre reflet de ce qui devaient laisser transparaitre les siens. Il pleuvait. Il faisait bon. Il faisait calme. Soudain, une voix grave et pénétrante avant interpellé Honora et l'avait fait sortir de sa rêvasserie. » Peut-être parce que la demoiselle n'a refusé aucune de mes caresses et les a même apprécié, non ? « Après tout, c'était vrai. Pourquoi s'en irait-elle, alors que, contre toute attente, elle savourait sa présence ? Lorsque la main de l'autre se leva à nouveau pour récidiver son acte, elle sentit son cœur avoir une impulsion excessive dans sa poitrine. La main qu'il avançait vers elle fut vite rejointe par la sienne. Doucement, elle posa sa main sur celle de l'inconnu et l'abaissa. Pourquoi faisait-elle cela ? Elle aimait pourtant ses caresses et le contact de ses doigts sur sa peau.. Mais, dans un instant de pure folie, Honora se releva brusquement et vint se planter devant lui qui était légèrement accroupis. Penchée en avant, elle avait posé une main sur son épaule et l'autre sur sa nuque. Elle le fixait dans les yeux, alors que son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du sien.



      - Pourquoi refuser ce que l'on peut avoir ? Et pourquoi ne pas grandement apprécier ce que l'on ne refuse pas ?


Dernière édition par Honora K. Yumih le Lun 17 Aoû - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Lun 17 Aoû - 1:02



    La phrase fut trop longue pour le souffle de la jeune femme. Et tandis qu'elle était à quelques centimètres de lui, elle sentait son soupir sur son visage. Exaltant. Les derniers mots qu'elle avait prononcés étaient sortis tel un léger souffle. Un souffle chaud qui avait caressé le visage du jeune homme. Son regard fixé au siens, elle baissait à présent les yeux pour regarder ses lèvres bien dessinées, un instant, avant de le remonter pour re-fixer intensément son regard bleus dans celui de l'autre. Elle s'approchait doucement de lui, histoire de juste frôler ses lèvres avec les siennes durant quelques secondes. Honora se reculait ensuite en le regardant toujours de la même façon avant de se redresser et de faire quelques pas en arrière. Un sourire accroché à ses lèvres, un sourire de victoire. L'eau ruisselait et perlait sur son visage, tombait sur son corps et glissait dans son dos en lui arrachant quelques virulents frissons. Sa main se perdit au fond de sa poche, titubant à la recherche d'un briquet, alors que l'autre sortait une cigarette de son paquet. D'un pas nonchalant et lent, elle tourna le dos au gars et se dirigea vers le mur pour fumer au sec. Là, un petit toit protégeait des fuites d'eau et la flamme du briquet vint rejoindre la cigarette pour en brûler l'extrémité. Aspiration profonde de cette succincte et éphémère nicotine. La tête levée vers le ciel et le dos posé sur le mur, elle recracha cette fumée blanche qui émit de petites ondulations brillantes sous les doux rayons que laissait paraitre la Lune. Le bien que cela lui faisait était extraordinaire. Honora se sentait à nouveau en pleine forme et maitre d'elle-même. Une immobilité roide poussée à son paroxysme qui ne semblait pas la déranger. Les yeux fermés, elle inhalait profondément avant de se redresser et de reposer les yeux sur le gars. Un sourire accroché au coin des lèvres. De loin, elle demanda :



      - Au fait, c'quoi ton nom ?



    Petit rappel, tout simplement. Elle n'avait jamais eu l'occasion de prendre connaissance de son homonyme et, à vrai dire, elle n'avait pas vraiment cherché à savoir non plus. Mais il n'était jamais trop tard pour tenter de se rattraper. Plus rien à faire, rien à dire. Juste la possibilité morose de noyer son regard bleuté dans l'infini lagon foncé et céleste accroché au dessus d'eux. Firmament constellé, atmosphère émaillée. L'au-delà était beau, l'infini était ravissant. Cette immensité donnait des envies. L'avidité de l'évasion, convoitise d'escapades fluides vers l'absolu. Se détacher de son propre corps pour divaguer au grès de ses envies, l'éternelle éternité de l'espace était jalousé. En silence et dans le noir, où seuls les rayons de lune perçant jusqu’à l’endroit où elle se trouvait, Honora ôta sa veste et la lança plus loin. Malgré la fine pluie d'été qui s'abattait sur eux, il faisait chaud, très chaud. Ou n'était-ce pas plutôt cette sensation euphorique qui l'avait prise au corps lorsqu'elle avait goûté furtivement à ses lèvres ? Une brise froide frappant le visage, elle porta à nouveau sa cigarette aux lèvres pour en extirper une tiers buée. Et cette odeur... Ce même remugle d'herbes séchées qui se rependant dans l'air, cette fumée toxique qui se glissait dans ses poumons tel un serpent rampant dans son terrier, avant de s'accrocher à ses bronches. Sensation euphorique de délivrance qui conquérait l'entièreté de son enveloppe charnelle. Impression de bien-être succinct et éphémère qui trahissait son âme et qu'elle ressentait jusque dans l'extrémité de ses doigts. Que demander de plus ? La réponse était directe : Lui...
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Grimmjow H. Jaggerjack


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Lun 17 Aoû - 21:48

(¯`*•.¸,¤°´'`°¤.•*´¯)
¸,¤°´'`°•.¸O¸.•°´'`°¤
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| Lubricité |
|___________..___________|
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(_¸.'`°¤¸'¸¤°´'`*.¸_)





« Le seul moyen de se délivrer d'une tentation,
c'est d'y céder.
Résistez et votre âme se rend malade,
à force de languir ce qu'elle s'interdit. »






    Amalgame de violence et de rage. Déflagration enflammée, sacrée et infernale d'une envie dont la lubricité atteint le zénith du désir possible. Condescendance léthargique et oppressante. Sublimité luxuriante de ce spectacle céleste. Sanctuaire de rédemption divine et laconique. Logorrhée existentielle par un langage innovant. Foudre ténébreuse et inflexible, présomptueuse par sa retombée émérite et placide semble n'entamer aucun arrêt. Torpeur euphorique dissimulé dans des hormones dont l'effervescence dépravée emplit cet engouement spectral et macabre. Apôtre schizophrène maculant ensuite son protagoniste de ses ténèbres par l'apparition marmoréenne de cette « arme » d'Hadès où cet éradicateur éternel, tranchant divinement les âmes impures, salaces et pernicieuses de ceux qui ont la présomption pompeuse de se dresser face à une entité immortelle et impavide tel que lui. Spectre cadavéreux, dont la substance annihilatrice s'élève à des sommets abstrus. Nageant dans cette ombrageuse marrée emplie de syphons ravageurs, tentant des recherches perpétuellement infructueuses, sur le chemin d'une destinée méconnue, et peut-être inexistante. Ostentation ostensible et tortueuse, d'une forme physionomique aussi extravagante et vaniteuse que l'Hybride schizophrène. Icône grandissante de la perversion et de l'incompréhension des hommes du propre désespoir qu'ils ont engendré pour l'étoffer d'une manière amplifiante et non négligeable. Abnégation hiératique en vendant leur âme maculé pour des choses dont la futilité frivole transcende les sentiments humains existants dans notre bas monde. Cataclysme vivant dont les ambitions ne surgissent que subitement. Incurable caractère foulé dans une haine massacrante, dans une dimension écartée et qui se diffère de la réalité flagrante et désespérée que l'on doit sans cesse endurer. Humeur constamment antipathique, impassible ; de cet éphèbe sibyllin qui ne semble nullement outragé de sa propre attitude cynique et paradoxal, la jugeant même comme étant totalement supérieure et d'une grande différence. L'atmosphère étouffante dans laquelle il se trouvait inéluctablement, confinait ses pulsions dans sa caboche mirifique. Ses pulsions qui ne patientaient que le moment propice pour s'éveiller complètement et surgir dans cette situation.



    Conspiration tout bonnement troublante et addictive de cette libido. Rancune provenance probable de sa rage éternelle. La rancune inexpiable qui ne pardonne strictement rien à tout le monde sans que cela ne fasse d’exception. Déjà que Grimm' ne détient aucune clémence, son état rancunier est dévastateur et est la chose qu’on ne pourrait jamais souhaiter à quiconque. La volubilité dans ses paroles est évanescente. La discussion ne fait pas parti du quotidien de l’Hybride, du fait de sa solitude habituelle et monotone… Quand l’ancien Dieu subi un acte immoral et qu’il n’apprécie pas du tout ; il ne renferme plus cette rancune et promet de se venger, quel qu’en soit le temps ou même la manière. Et ne vaut mieux pas se confronter à une telle promesse macabre qui sera réalisée tôt ou tard. La rancune est le non pardon à l'égard de quelqu'un par rapport à ses paroles, ou à ses agissements que le rancunier considère comme inadmissible et passible de vengeance. Ou sinon la rancune peut aussi, selon certaines personnes, être une preuve de faiblesse totale ; ou être une maladie qui ne pardonne jamais à personne.



    Engouement d'un Désespoir irrémédiablement enraciné dans son cœur. Animosité démesurément éthérée et sordide, d'une monstruosité approximativement âpre engendrant chez autrui une décrépitude, dégénérescence exceptionnelle, récalcitrante. Atmosphère, cosmos macabre maculant sa pureté en déclenchant une destruction, une annihilation complète. Addiction complexe suscitée par cette psychologie schizophrène et d'un ésotérisme nébuleux. Chance infime, pratiquement inexistante, de pouvoir échapper à la colère invétérée éprouvé par le Nightmare, ne capitulant jamais sa proie. Soumission extrême qu'il désire procurer à autrui, une abnégation absolue pour reconnaître cette préemption, supériorité soi-disant ostentatoire que personne ne veut reconnaître. Pénombre d'une nuit infini, dont la préoccupation des deux êtres insondables semblent cette tentation de plaisir, de désir que chacun transmet à l'autre, à chaque fois en dépassant des limites infranchissables, surpassant tout agissement qu'ils auraient pu commettre autrefois, tout en songeant à cette relation détestable et conflictuelle qui se forme peu à peu en on ne sait quoi. Chamboulement nocturne bien nébuleux, qu'on pourrait qualifier de dérisoir si public il y aurait eu. Mais lors de cet apocalypse de phénomènes chaotiques rassemblés ensemble, se côtoyant pour former la destruction ; les seuls résistants demeurent nos deux êtres divins qui semblent ne pas se démarquer des autres autant qu'ils l'expriment ou même le pensent. Ces sensations et sentiments confirment bien cet état d'être humain.




    Ignorance perfide et éthérée de cet être qui semble ne pas reconnaître cette apparition troublante qu'il endure mais qui l'intrigue à un degré très élevé. Parcelle dissimulée de cette chose qui le rendait humain, contre son gré. Assaillit depuis sa plus tendre enfance à avoir la considération et la comparaison à un Dieu vivant par ses particularités protubérantes, cette idée pré faite de lui a su être conservée en lui, malgré les faits qui prouveraient le contraire. Aucune réflexion ou remise en cause fluctuante s'était immiscée dans son subconscient pour déceler ou différencier les paroles prononcées à ce sujet et la réalité des choses, bien différente. Quelques fois lamentable à écouter, pathétique dans ses agissements, complètement ridicule dans ses moqueries pompeuses et superfétatoires. Il recèle ce chaos inéluctable que tout le monde redoute et repousse pour des décennies, ne reconnaissant pas cette crainte à appréhender toute fin de leur minable existence. Existence qu'ils jugent capitaux, pourtant dans le but de réaliser leur propre désir et de proroger leur destruction égocentrique du monde sans cogiter aux conséquences de leurs actes impitoyables. Alors les jugements rébarbatifs et répétitifs à propos de cette inflexibilité exhibée par l'Hybride, ne sont que l'ostentation de l'impartialité des hommes évoquée bien plus implicitement, fuyant toute ostentation. Ces hommes emplis de défauts, de soi-disant qualités ou de sensations assez spéciales quelques fois, tel que le désir, le plaisir, la convoitise ou même l'envie. Des sensations bien humaines qui viennent s'immiscer dans ce corps musculeux et déchu afin de se répandre dans cette physionomie bien humaine.




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Grimmjow H. Jaggerjack


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Lun 17 Aoû - 23:24


    Désir, plaisir, convoitise, envie... Tous ces mots qui se forment en osmose harmonieuse qui définit cette sensation étrange qui chatouille les entrailles de l'Hybride, qui nage dans une ignorance absolue et indéfinissable. Titillant l'abdomen surdéveloppé du Nightmare, comme pour le laisser assouvir l'ambition inextinguible de ce chatouillement exaltant. Et cette assouvissement semble également captiver les désirs de la jeune demoiselle, autant par ses réactions que par ses paroles douces et suaves émises telle une mélodie irrésistible et envoûtante. Ne rebutant aucune des caresses du Nightmare, confirmant ses désirs semblables de son protagoniste. Silence assourdissant qui prédominait tout autre chose, même si décontenancé quelques fois par des voix insondables et perturbantes de nos deux protagonistes, qui ne semblaient pas abandonner leur petit conflit malgré ce ressentiment que chacun exprimait à l'autre, assez divertissante. Les regards mirifiques transcendaient les paroles futiles et superfétatoires qu'il proférait sans cesse, mais la parole exhorte une plus grande tentation chez l'autre. Sa dernière phrase avait aboutit à un silence frétillant, qui n'attendait qu'une réponse quelconque de la demoiselle, dont le visage reflétait une présence rêveuse et instable ; comme si deux êtres sibyllins et différents du tout au tout se partageaient cette enveloppe charnelle, en se bataillant éternellement pour détenir l'entière disposition du corps. Affrontement sans fin, toujours dans la quête de vivre selon ses désirs sans être bousculé par qui que ce soit. Le désir est partie intégrante de chacun de nous, se développe en se nourrissant de nos convoitises pour ensuite surgir en déferlant sans la moindre retenue ce qui a créé ce désir et son but. C'était ce qui se déroulait chez l'Hybride, complètement plongé dans cet état d'excitation impénitent. Affermit par sa dernière question qui venait éclore la vérité, nos deux êtres divins ressentaient l'un pour l'autre un sentiment bien humain qu'ils n'ont pas l'habitude de sentir hormis durant cette soirée ténébreuse. Désireux de connaître la suite avec une grande impatience, la main de Heartless est lancée vers la demoiselle, peut-être dans le but de réitérer ses caresses douces et frissonnantes, ou peut-être pour faire tout autre chose ; et il décelait chez elle une impulsion prompt et incontrôlable tel un cheval dans galop fulgurant. Une main céleste et féérique qui venait rejoindre celle d'un homme inflexible, pour la baisser, rebutant toute caresse plaisante. A peine stupéfait de ce refus catégorique, que la Déesse se mouvait avec une promptitude déconcertante et inégalable, jusqu'à se baisser à la hauteur de la racaille. Une main déposé sur son épaule et l'autre sur sa nuque; comme pour purifier les pêchés commis par l'éphèbe ; l'envie pu se ressentir dans leur respiration.




    Dévisageant la demoiselle, ses lèvres pulpeuses et attirantes se mouvaient, jusqu'à ce que la voix extatique de la demoiselle vint brouiller le silence prépondérant afin d'émerveiller une fois de plus les tympans de l'Hybride, dans un extase vaporeux et mystique. Cette ouverture subite dévoilait une langue pure et angélique, pourtant corrompue par des paroles intraitables et rigoureuses, d'un stade émotionnel inerte, tel un monstre notable et indifférent de toute chose. Voix exquise et mélodieuse, le Nightmare du patienter quelques secondes avant que la phrase citée par la demoiselle se démarque de cette voix suave qui lui fait tourner la tête. « Pourquoi refuser ce que l'on peut avoir ? Et pourquoi ne pas grandement apprécier ce que l'on ne refuse pas ? ». La compagne conflictuelle du chaton marquait un point sur ce niveau. Refuser ce que l'on peut avoir peut-être une preuve de grande faiblesse, ou d'appréhension quant à vouloir réaliser ce désir. Et le but d'un désir est d'être apprécié, savouré cela délicieusement sans en perdre la moindre seconde de cette grande satisfaction. Le chaton se disposait à sourire, quand se déroula ce qu'il ne pouvait augurer même dans ses songes les plus convoiteux et avides de plaisir. En face de lui, la demoiselle témoignait son désir et sa tentation magistrale et monstrueuse par une manière bien explicite. Ses lèvres voluptueuses et sybarites frôlaient celles de l'Hybride, n'ayant le temps que de se délecter uniquement de l'infime plaisir de ces lèvres envieuses. Aspirant à une tentation probe et inexorable, ses lèvres n'avancèrent pas plus et ne tardèrent pas à reculer pour s'enfuir, délaissant le chaton dans son excitation dépassant une recrudescence convenable et abordable. Le souffle ardent qu'elle émettait sans cesse charmait ses sens, l'exaltait à un point où toute résistance envisageable semblait absurde et inabordable. Tel un prince charmant dont sa princesse s'échappait sans qu'il put faire quelque chose, les lèvres dont ses sens se régalaient d'envie de les tâter de ses propres lèvres, partaient sans même songer à l'immense tentation qu'elle venait d'exhorter en émoustillant les sens de l'Hybride. Fuyant comme par peur d'une rage frénétique et injustifiée, la demoiselle se déplaça, s'adossant à un mur dont la distance entre le chaton et elle s'était élargie à un stade énorme. L'exiguïté qu'il y avait il y a seulement quelques secondes se désagrégeait tel du sable emporté par un vent torrentueux qui va les déplacer sans qu'il ne sache où rechuter. L'apercevant de dos, se pardonnant de pas avoir pu assouvir son fameux désir, observait incessamment le corps de la demoiselle qui le charme avec une telle facilité. Un corps majestueux et galvanisant qui se mouvait avec une harmonie indicible. La demoiselle sortant de ses poches un briquet ainsi qu'une cigarette dont elle alluma immédiatement l'extrémité, laissant s'échapper une flammèche qui permettait de se délecter de ce merveilleux plaisir que de fumer. Et en s'adossant contre un mur vétuste et délabré, elle habla subitement une autre question existentielle et importante. « Au fait, c'quoi ton nom ? ». Son nom ? Si cela pourrait l'aider soit à donner de la contenance à la discussion ou par une envie de se souvenir de lui à jamais.




« Grimmjow Jaggerjack. »




    Direct. Phrase dite avec une grande consternation ou par une tentation d'accomplir son désir qui devient trop grand. Délaissé telle une punition revêche qu'il doit endurer pour tout ce qu'il a fait. Dans une inconscience frontale, ses réminiscences semblaient l'atteindre sans la moindre partialité. Se remémorant sa jeunesse, quand il était un adolescent comme tout le monde, enthousiaste, amoureux, joyeux et dans un optimisme envers autrui surpassant toute chose. De telles réminiscences n'avaient-elles que pour but de faire ressurgir son inflexibilité, à présent enfermer dans le tréfonds de son corps, dépasser par le désir et la tentation dont il est complètement empreint depuis sa rencontre tortueuse avec la demoiselle au corps voluptueux et au caractère assez similaire à celui de l'Hybride. Futile. Rien ne semble perdre ces sensations enivrantes, et sa conscience revint à sa place. Se relevant doucement avec sa dégaine de racaille, la tête plongée vers le sol, les cheveux chutant également et trempés par la pluie qui ne venait que ruisseler sur les corps paradisiaques et splendides des deux êtres ésotériques. Relevant délicatement son faciès dont le regard se jette dans celui de la demoiselle, ses pas avancèrent vers elle.




« Et quel est le nom de la Demoiselle ? »





    Après l'évocation subtile du chaton, il s'approcha dangereusement de la demoiselle. Prorogeant son exploit jusqu'à réitérer cette exiguïté qu'ils avaient auparavant. Retirant délicatement la cigarette de la bouche de sa Déesse, et sans le moindre remord, jetant par terre la cigarette, ses mains vinrent caresser la taille de sa compagne conflictuelle, comme si danse il y allait avoir entre ces deux là. Et puis rapprochement soudain. L'hybride déposa sans attente ses lèvres licencieuses et impudiques sur celles mirifiques de la demoiselle sans nom, mouvant ses caresses jusqu'à caresser sa chevelure brune bleutée si charmante et merveilleuse. Baiser de quelques secondes, où le Nightmare se retira et tourna les talons en allant s'affaler tel un gros paresseux sur le banc avachi et vétuste, qui ne lui servirait que de « lit » pour se coucher. Combine malsaine dans l'option d'engendrer ce désir de tentation chez la demoiselle comme elle l'a provoqué chez lui-même. Et soudainement, sa conscience s'envola subitement pour rejoindre les étoiles, à retrouver sa place divine dont il a été déchu catégoriquement. Cet espace qu'il veut dominer, en face de lui, telle un archange céleste.



« Le monde fleurit par,
ceux qui cèdent à la tentation. »
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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Jeu 20 Aoû - 1:51




♪ L'amour c'est quand aucun mot,
♪ Ne peut définir ce qu'éprouve ton coeur,
♪ C'est quand les sentiments couvrent les maux,
♪ Et qu'il est là pour sécher tes pleures.





    La vie. Comment vivre pleinement lorsque la vie elle-même ne valait pas la peine d'être vécue ? L'achèvement d'une destinée empreinte dans les excès. L’obscure déchéance d'une existence emplie d'amertume, dont la seule transcendance était cette perpétuelle lutte qu'il fallait mener pour survivre dans ce monde hostile et ostentatoire. Apophtegmes récurrents qui inondaient son âme, la faisaient lentement sombrer dans le cosmos des pensées impures et irrationnelles. Fugace et futile décadence impartiale de songes immoraux, de fausses idées, puritaines et anormales. Une subsistance mourante, ennuyante et accablante. Elle portait en son sein fécond l'âme supérieure d'une jeune femme vaniteuse, débordante de présomption et dégoulinante de prétention. Jeune femme vit, crie, s'amuse à jouer, avance encore et toujours, toujours prête à faire des conneries, toujours pour boire, fumer, se droguer. Elle trouve toujours les mots pour blesser et énerver, mais derrière cette insouciance et cette agressivité, se cache une horrible douleur, une douleur parfois dure à cacher, dure à supporter. Quand cette douleur la rattrape, elle est seule à y faire face, alors, c'est dans ce fabuleux monde noir, qu'elle vide son désespoir, qu'elle puise cette force magique, qu'elle dissimule sa douleur, au plus profond de son cœur. Comme une fleur en train de faner, qu'il suffirait d'arroser. Mais la douleur est toujours là, elle lui ronge le cœur et quand son cœur ne sera plus là, plus personne ne la cachera et la fleur fanera. Parce qu'elle aussi aimerait être cette fille pour qui tout va, cette fille qui rigole tout le temps, cette fille qui a pour vision de l'amour le couple de ses parents. Cette fille naïve qui peut faire confiance aux gens, cette fille dont le mascara ne coule pas, cette fille qui ne cache rien d'autre que du bonheur derrière son sourire hypocrite. Cette fille qui sait rester forte quoi qu'il arrive, cette fille qui ne s'attache pas à tous ces cons qui n'en valent pas la peine, cette fille qui t'aurait bien sûr déjà Oublié. Cette Fille qui sera bientôt dans tes bras et dans ton lit, cette fille qui ne déçoit pas les gens qu'elle veut rendre heureux, cette fille qui passera son Examen pour rendre fier papa et maman, cette fille qui arrive à tout oublier en se bourrant la gueule. Cette fille qui n' pas les larmes aux yeux en écoutant cette chanson qui lui rappelle le passé, cette fille qu'est Heureuse, cette fille qui ne pleure pas la nuit dans son lit, cette fille qui pourra un Jour se regarder dans le miroir en se disant : " J'ai réussi ma vie. " Si seulement cette fille ne s'était pas dédoublée un certain jour de sa dixième année... Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimé ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me tende un sablier... Avait-elle déjà aimé ? Lorsqu'elle était enfant, certainement. Mais depuis, plus une seule once d'un quelconque amour ne s'était baladé dans son cœur. Les changements qui s'opéraient en cet instant étaient condensés.



    Conspiration accablante d'une vie dégoûtante. Femme impulsive et entêtée, cruelle et dérangée. Regard habité d'une lueur mordorée, dont les reflets homériques se plaisaient à la parer. Engourdie et laconique descente de nicotine dans ses poumons. Cette même fumée toxique incrustée à l'extrémité même de ses bronches encrassées de goudron. L'eau déferlait du ciel, comme une pluie existentielle. Même si Honora n'appréciait pas spécialement la pluie, elle reconnaissait que celle-ci n'était pas porteuse de tous sentiments négatifs. Elle représentant aussi la propreté, le renouveau, l'ablution des péchés... L'esprit grimpé aux cieux revint promptement se nicher en son enveloppe charnelle, comme réclamée par cette voix grave et sensuelle qui enivrait les sens et qui subjuguait son âme. » Grimmjow Jaggerjack. « Une appellation tout aussi fascinante qui celui qui l'arborait. Son prénom était spécial, voir bizarre, mais lui allait si bien. Un sourire, un. Que c'était délectable de pouvoir le nommer par son prénom et non plus par une toute autre dénomination. Soupir paradoxal qui emplit d'air filtré de sa simple et platonique respiration. Prolixe aspiration existentielle empreinte d'une nostalgie déshonorée. Singularité aiguisée de l'instant présent. Le prénom de Grimmjow résonnait en elle comme crié à l'infini. Un prénom particulier. Probablement très rare, elle n'avait jamais entendu. Un nom spécifique, oui, mais terriblement affriolant. Pourquoi ? Elle ne savait pas, elle ressentait simplement. Les pas que Grimmy' venait d'amorcer en sa direction la ramena à la réalité, réalité tout aussi désirable et passionnante qu'elle ne pouvait se l'imaginer. Les contractures et crispations qu'elle ressentait dans le bas du ventre ne faisaient que s'empirer à chaque bruit que faisaient les pas du jeune homme sur le sol humidifié. La fine pluie qui tombait la couvrait de goûtes éparses et la faisait cligner des yeux. Heureusement qu'elle n'avait pas eu l'humeur de se maquiller, sinon, le spectacle des coulures de mascara aurait été remarquable. Un long bon frisson d'envie descendit le long de son échine lorsqu'elle sentit la présence de Grimmjow juste devant elle. Sensations douce et agréable qu'elle ne regrettait pas de connaître en sentant la chaleur émaner de sa peau en cette fraiche nuit. On disait toujours que la plus belle façon de résister à la tentation, c'était d'y céder. Si tel était le cas, il fallait qu'elle résiste à tout prix, pour pouvoir mieux y céder ensuite... Et céder, elle en avait une folle envie. Elle voulait sentir le corps du jeune homme sous ses mains, sentir sa peau sous ses lèvres, l'avoir contre elle, tout simplement. "Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi." ; disait un philosophe. Il avait vu juste, car ceux qui contrôlent leur désir, c'est que leur désir est assez faible pour être contrôlé ; et la raison qui contrôle prend la place du désir et commande à l'insoumis. » Et quel est le nom de la Demoiselle ? «. Elle n'eut pas le temps de rétorquer...



    Désir, Attirance, Avidité, Convoitise, Besoin, Tentation, Envie... Tant de mots pour décrire la même chose, le même ressentit. Honora ne parvenait pas à choisir lequel de ces mots elle ressentait en ce moment même. Était-ce peut-être parce qu'elle ressentait toutes ces émotions en même temps. Euphorie totale qui emplissait son être d'un bien être succinct et éphémère. Bonheur dérisoire de courte durée qui ressuscitait un peu d'allégresse dans son cœur asséché et suturé. Bille d’argent, lune inachevée. Prunelle dorée, étincelle de l’obscurité. Les couleurs se confondent, les traits physiques fondent les-uns dans les autres. Leur premier baiser, prude et innocent. Chaste, car timide et discret. ‘Nora n'arrivait toujours pas à croire qu'un tel homme se tenait devant elle, à cet instant. Elle ne pouvait qu'à peine le regarder sous peine d'être aveuglée par sa beauté et son sex-appeal. On aurait pu dire qu'il avait été sculpté par les Dieux, tant il était parfait dans les moindres parcelles de sa munie personne. Un visage avec aux traits fins, des courbes masculines magnifiques, un corps somptueux à en faire baver plus d'une. Honora était aux anges. Son désir s'intensifia de façon intense, le répercutant sur le jeune homme qui lui faisait face. Lorsque leurs lèvres s'étaient frôlées pour la première fois, il ne l'avait pas repoussée, au contraire il y avait même participé un peu. Et maintenant, c'était lui qui s'approchait en frôlant ses hanches, retirant doucement la cigarette de ses lèvres pour, en suite, dans un mouvement parfaitement antithétique à son antérieure, la jeter au sol sans la moindre commisération. S'amalgamant à nouveau, avant de vivement happer ses lèvres sans aucune once d'hésitation. Cette bouche avait un arrière goût de noisette et de sucre très attirant. Ensevelie dans des désirs incontrôlés, elle en paraissait déboussolée. Engluée d'une délectation libératrice, puissamment salvatrice, elle se sentait démesurément égarée. Pas qu'un simple et fugace frôlement. Non, il lui offrait là un baiser plus vif et profond, doux et pourtant légèrement fougueux. Mais à l'instant où elle se laissa enfin aller, le dit Grimmjow s'en détacha avant de lui tourner le dos comme elle l'avait fait quelques minutes plus tôt. Véritable tentation qu'était cela. Déstabilisant dans la mesure où elle en voulait plus... Beaucoup plus. C'était injuste de faire pareille chose... Un instant, elle resta là, immobile. Stagnante dans son envie de prendre le contrôle de ses désirs les plus profonds. Puis, lentement, ses yeux se mirent à dériver sur le corps de Grimm', échoué sur le banc. Un moment, elle le contempla. Un corps parfait, couché devant elle, mais trop loin pour qu'elle puisse l'effleurer et en exploiter les moindres parcelles. Le cœur battant toujours plus vite d'après les gestes qu'ils venaient d'avoir l'un pour l'autre, elle bougea, se décollant du mur sur lequel son corps était avachi avec fixité. Avançant d'un pas sûra et monotone, calculé à la perfection pour n'être ni trop flegmatique, ni trop fulgurant. Elle ne voulait pas s'exhiber désintéressée, mais pas empressée non plus. Au plus elle tanguait, au plus elle souriait. Pas un sourire sadique ou sarcastique comme à d'accoutumée. Non, un vrai sourire empli d'un certain contentement d'être ici, avec lui, en cette nuit noire d'un abyssal néant.


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MessageSujet: Re: Loneliness, Storm and Trouble. | Grimmy'. x3 |   Jeu 20 Aoû - 1:51


    Pas nonchalants la portant en un lieu convoité. Cette ambition souhaitée de se retrouver près de lui. Long soupir existentiel empreint d'une monotonie qui engorgeait ses sens, qui agrandissait ses envies et qui forcissait ses désirs les plus inavouables. Après quelques pas cheminant, immergée dans ses chimères fantasmagoriques, elle finit par arriver devant le banc. Les mains délicatement glissée dans les poches de son jean', elle le regarda un instant. De la tête aux pieds, sont regard le parcourut. Qui avait dit que la perfection n'existait pas ? Là, sans qu'elle ne s'y attende, elle s'effondra à ses côtés. Le banc était large et elle était loin d'être imposante. Elle se surprise elle-même de ce qu'elle venait de faire. L'illusion même d'un rêve. L'utopie platonique qu'était l'enivrement étourdissant d'être allongée à ses côtés. Couchée, son regard s'égara sur la voûte Céleste. Drapage d'une soirée bleutée qui ornait le cosmos, émaillée de soleils lointains, de nuages embués et humectés, de grosses goûtes chutantes. Cette averse diluvienne ne semblait vouloir se rasséréner, mais cette pluie torrentielle apportait une certaine suavité à cette scène que l'on pouvait qualifier de romanesque. Elle se sentait bien, désincarnée de sa propre enveloppe charnelle, l’amenant dans les voluptés d’un rêve tentateur à la sortie irrémédiablement cruelle, divagante dans un univers lointain parsemé de météores et la laissant vadrouiller à une quintessente destinée. Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Le ciel était beau, le cosmos était superbe, l'univers était mirifique à souhait. Et la beauté, c'est comme l'alcool ou le confort, on s'y habitue, on n'y fait plus attention. Après un moment à rêvasser, son essence revint à la rencontre de son enveloppe corporelle. A cet instant même, elle dévia le regard vers la droite pour regarder Grimmjow. Observant son profil avec attention, elle lui dit alors promptement :



      - Honora.



    Simple, court, efficace. La jeune femme exécrait utiliser la phrase ‘je m’appelle untel’. Elle balançait son prénom ainsi, sans aucun artifice autour. Juste lui, un seul mot. Pas besoin de plus. Lui aussi semblait contempler les étoiles et divaguer au grès de ses envies. Pas si différents que cela, semblaient être les deux jeunes Racailles. Le constellant de ce regard, 'Nora ne pouvait qu'être subjuguée. Il l'attirait inéluctablement et cette convoitise attisée devait inévitablement se déceler dans le fin fond de ses prunelles assombries de désir. Se mordillant inépuisablement la lèvre inférieure, elle se redressa de moitié et s'installé sur son côté droit, le bras relevé et la joue posée sur la main. Elle le contemplait dans sa beauté accentuée par la présence lunaire. Les rayons argentés bleutés de cette dernière ne rendaient que plus beau son regard mystifié. Une main douce et tendre vint se loger dans les cheveux de Grimmjow pour remettre quelques mèches en place. Ce geste seul était porteur d'une révélation sans égale. La confession intime des pensées impures d'une jeune femme troublée par la même présence de cet homme. Mais comme si elle ne voulait en arrêter là, son regard glissa jusqu’aux lèvres du Mister. Qu'est-ce qu'un baiser ? Ce n'est autre chose que le véritable effet du désir de puiser dans l'objet qu'on aime. Elle se rappelait, se remémorait leur goût si agréable et particulier. Cette fraicheur affluant sa bouche et inondant son cœur. Ô baiser ! Mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées. Baisers, baves d'amour, basses béatitudes, ô mouvements marins des amants confondus. Car c'est la passion qu'il y a dans un baiser qui lui donne toute sa douceur ; c'est l'affection que l'on met dans un baiser qui le sanctifie. S'en était trop... Subjuguée par la forme si bien dessinée de ses lèvres, elle ne put réprimer l'envie de savourer à nouveau. Doucement, son corps glissa plus près du sien et, tandis que sa main glissait sur la joue et le cou du jeune homme, la demoiselle s'avançait, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune opposition ne soit connue entre eux. Ses lèvres effleuraient celles de Grimm', avant de lui offrir un vrai baiser. Celui dont elle avait envie, celui dont elle avait entrevu les effluves quelques minutes précédentes. Les yeux clos, la main posée sur sa joue, elle ne parvenait plus à séparer ses lèvres des siennes.


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