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 Tas de problème ambulant [PV: Sky]

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Ayame Lee


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MessageSujet: Tas de problème ambulant [PV: Sky]   Lun 27 Juil - 15:27

Inspiration du sujet

Code de couleur
Ayame en japonais
La surveillante
Autres

Didascalie
Citation

    My life's a fantasy
    That you're not smart enough to even dream
    My ice is making me freeze
    You can try and try you can't beat me
    [...]
    I live a life of sin
    But it's alright
    I don't give a damn
    I don't play your rules I make my own
    Tonight
    I'll do what I want
    Cuz I can

Elle est au téléphone. Personnellement, moi, j'en ai rien à cirer. Tout ce que je veux, c'est qu'elle n'appelle pas mon père parce qu'il y a un peu de sang sur ma nouvelle chemise acheté pour mon entrée dans ce nouveau pensionnat.

"oui, Sky... tu pourrais préparer un lit... je t'amène une nouvelle qui a quelques problèmes..."

NON! J'arrête d'écouter complêtement ce qu'elle dit. Je veux juste me défaire de son attache et fuir à l'autre bout de l'univers. Elle n'a pas raison de me serrer par l'épaule. Je veux pas allé à l'infirmerie. Je veux pas que quelqu'un m'examine. Je ne veux pas que quelqu'un me pose des questions. Mais comment sommes-nous arrivée ici? Comment ai-je commencé à jouer avec les couteaux, n'est ce pas?

J'avais seize ans quand ma mère est décédé. Ma mère n'est pas décédée facilement et rapidement. Pendant près de trois ans, j'ai vu ma mère agonisée, se mourir lentement d'un cancer au cerveau. Je n'ai pas pu rien dire pour empêcher la situation d'arriver. Je me suis contenter de la voir mourir sans pouvoir rien faire d'autre que de suivre à la lettre ses directives et de lui faire une tonne de promesse. Quand ma mère a rendu les armes, après plus de sept rechutes, j'ai cru que je me sentirais plus libre en m'automutilant, j'ai cru que ca m'aiderais à oublier. Je me suis visiblement trompé.

Il m'a fallu un an de thérapie pour me convaincre de jeter les armes. Mais on me disait encore fragile. C'est faux à mes yeux. Je joue avec ma vie à nouveau depuis environ deux semaines. Parce que j'ai un secret que je tiens à protéger. Au risque que je perde officiellement ma valeur. C'est entre autre pour cette raison que je me retrouve dans un pensionnat. Parce que mon père pense que de l'automonie m'aidera à passer cette petite crise d'adolescence.

Je sais qu'un de mes bandange c'est déplacer pendant que je parlais dans le hall des petits détails de mon inscription avec la surveillante qui m'acceuillait. Et c'est le fait que le sang aie coulé le long de mon bras pour se déposer au sol qui l'a alerté. Je m'accroche à ma valises pour ne pas avoir à partir. Je ne veux pas y aller. J'ai les yeux plein d'eau.

"Madame... je vous assure que je vais bien... lâchez moi..."
"Vous devez aller à l'infirmerie, vous saignez!"
"ouais et... c'est juste deux ou trois gouttes c'est rien"

Elle devrait se soucier d'autre chose que de me trainer en me serrant la main vers l'infirmerie. Il y avait d'autre nouveau. Je me débat légèrement. Ma tête tourne. Je baisse le regard vers mon chandail. Les deux avants bras sont couverts de petites marques rouges. Quel beau gachis sur cette chemise blanche que j'avais fait promettre à mon père de ne pas m'acheter parce que je savait que ca arriverais. Nous arrivons à l'infirmerie. Elle me fait assoir sur une chaise.

"Sky, c'est elle... met à en priorité d'acc?"

Je pousse une plainte en voyant le dénommé Sky. Un homme. La dernière chose dont j'avais besoin. Je lève mes jambes et je les serre contre moi. On ne vois dépassé que ma tignasse rousse, mon chandail blanc, mes mains qui retiennent mes jambes. Je ne veux pas voir. Je ne veux pas qu'il me touche. NON! NON! NON! JAMAIS! Ma valise tombe à côté de moi. Elle part la surveillante et une plainte sort de ma bouche.

"Vous me toucherez pas... je vous le promet..."

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MessageSujet: Re: Tas de problème ambulant [PV: Sky]   Lun 27 Juil - 23:30

Sky était dans son bureau. Oh, oui, il l'avait enfin trouvé, après plusieurs dizaines de minutes passées à le chercher. Il était finalement retourner à l'administration où la guiche de sercétaire avait finit par décréter que si elle voulait avoir la paix, il fallait qu'elle lui donne un plan. Mais elle avait failli faire une crise cardiaque en le voyant revenir, le plan à la main. Oh, il avait trouvé l'infirmerie, mais il n'avait pas les clefs. Bah oui, c'était essentiel pour rentrer quelque part. Ainsi, la secrétaire, grommelant et pestant contre tous ces nouveaux, prit son mal en patience et finit par dénicher les fameuses clefs. En souriant, amusé, moqueur, Angie finit par quitter le bureau de l'hôtesse d'accueil sous son regard indigné. Il entendit vaguement murmurer :

-Aah, les jeunes de nos jours !

Et il éclata de rire. Il jeta un coup d'oeil à sa montre, et songea qu'il fallait vraiment qu'il se dépêche. Il était sencé être en poste à huit heures, et là, il était onze heures et il n'avait toujours pas été visiter son infirmerie et son bureau. Ne croisant personne, Sky arriva finalement devant cette fameuse porte blanche à la peinture écaillée par endroit. Hum. Il tourna la clef, la serrure cliqueta et la porte s'ouvrit. Il pénétra dans la minuscule salle d'attente et referma derrière lui, mais pas à clef. Il poussa la porte de gauche : ah, des sanitaires, toilettes et douche. C'était correct, peut être un peu vieillot mais ça restait utilisable et l'hygiène elle aussi avait été respectée, dieu merci. A droite, il y avait son bureau, avec une grande vitre derrière laquelle on pouvait voir le parking à l'arrière du bâtiment réservé au corps enseignant. Et puis, dans la pièce adjacente, on y trouvait un lit avec une armoire. Déposant son sac au sol, le jeune homme l'ouvrit. Compresses, pansements, alcool, arnica. Pas mal, quoique à son gout, il manquait pas mal de chose. Il remarqua au passage une étiquette collée sur le rebord d'une étagère : préservatif. La boite était à moitié vide, mais les préservatifs en question n'était pas périmé. Angie esquissa un sourire. Aah, les jeunes alors ?! Soudain, le téléphone sonna. Il tendit le bras et décrocha. Aah, la secrétaire. Elle avait retenue son prénom tient !

"oui, Sky... tu pourrais préparer un lit... je t'amène une nouvelle qui a quelques problèmes..."

Il n'eut même pas le temps d'aquiescer qu'elle avait déjà raccrocher. Il fallait vraiment qu'il l'invite à dîner parce que ça frisait le mépris venant de sa part. Elle ne pouvait pas le voir, mais un diner, ça ne se refuse jamais, songea le jeune homme. Il se concentra un peu plus sur ce qu'elle lui avait dit. Une nouvelle qui a des problèmes. Ca ne donnait pas vraiment la nature ni le genre du problème, ce qui ne l'avançait en rien. Elle pouvait faire une allergie, ou une hémoragie, ou avoir un tromatisme cranien, ou encore venir chercher des préservatifs, ça ne l'aguyait pas beaucoup. Il fallait vraiment qu'il apprenne au personnel à donner des informations utiles ! Quelques secondes après qu'il eut finit de refermer l'armoire, la secrétaire entrebailla la porte de son bureau, lui lance qu'il faut la mettre en priorité, puis s'enfuit. Charmant. Le jeune homme se tourna donc vers la nouvelle venue, ou plutôt la nouvelle patiente. Son chemisier était taché de rouge. Du sang, évidemment. La nouvelle lui lança un regard noir avant de lui lancer :

"Vous me toucherez pas... je vous le promet..."

Et bien, vive le rapport de contact. Le jeune homme lui fit cependant un sourire rassurant et s'assit à côté d'elle. Il lui répondit aimablement :


-Personne n'a parler de te toucher. Par contre, j'aimerai bien qu'on s'installe dans mon bureau deux minutes, si tu veux bien. Faut que je démarre ce fichu ordinateur pour y noter ton nom, et noter aussi celui de l'autre, enfin, de la secrétaire, qui t'as amenée ici. Question de paperasse, c'est juste pour moi, c'est tout.


Il voulait vraiment avoir la confiance de cette fille. Son chemisier n'avait pas l'air d'imbiber beaucoup de sang ce qui lui laissait penser que ce n'était pas très grave, du moins la blessure. Les bras étaient en effet un bon moyen de se libérer d'une façon ou d'une autre, et chez une adolescente, c'était courrant. Et pas que chez les adolescentes. En effet, Angie était encore lui même victime de l'automutilation. Cependant, il n'écartait pas la piste du : je me suis accidentellement coupée. Ca arrivait aussi, il n'y avait pas de quoi panniquer.


-Tu t'appelles comment, au fait ? J'suis nouveau, je connais pas les élèves, ni n'importe qui d'autre d'ailleurs...


.
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Ayame Lee


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MessageSujet: Re: Tas de problème ambulant [PV: Sky]   Mar 28 Juil - 8:02

Je ne voyais rien, la tête cachée dans mon chandail. J'ai peur. J'entend la porte se fermé. Je sais que je suis seule dans cette infirmerie avec cet homme. C'est la première fois depuis mon viol que je suis seule dans une pièce avec un homme. Pourrais-je être plus traumatisée et plus effrayée que de le voir avec sa carrure s'approcher de moi au moment ou je bougeait légèrement mon toûpet. Je l'ai vu doucement. J'ai eu peur, j'ai remis ma tête entre mes mains pour me cacher de lui. Je l'ai senti passer à côté de moi. Je l'ai senti marche et s'assoire sur le banc à côté de moi. Même si j'avais peur et même si j'avais horriblement envie de pleurer. De partir loin de lui. La porte était fermée.

"Vous êtes assis beaucoup trop proche de moi... Je vous demande de vous tasser... ou je vais le faire..."

C'était sorti dans un petit soupir. Parce que j'avais peur. Parce que j'étais seule avec un homme. Parce que j'avais peur que ca se produisse à nouveau avec moi. J'ai peur. J'ai mal. J'ai la nausée. J'ai envie de pleurer. Cette envie que je retiens depuis deux semaines. Je sais que d'ouvrir les valves m'aiderais. C'était comme pour les funérailles de ma mère. La théorie idiote que le fait de pleurer était pour m'aider à me sentir mieux. Humaine. Après la mort de ma mère, je n'avais pas pleurer. Comme après l'enterrement. C'était en arrivant à la maison, de l'hôpital, après ma première tentative de suicide que j'avais pleurer. Avant de réaliser que j'avais un problème. Avant de mettre de côté la musique pendant un petit instant et avant de déménager et de tout fouttre en l'air. Même si j'en avait envie. Même si j'avais mal. Même si je me sentait mal à l'aise. C'était ce jour là que j'avais pleuré. Pratiquement près de cinq mois après le décès de ma mère. Quand j'avais réussit à me décider. Même si j'avais eu mortellement peur. J'avais pleurer toute la nuit complête. Je n'étais pas aller à l'école le lendemain. Sheila s'était inquiété de ne pas me voir à la première période et elle était venue me rejoindre. Et on avait pleurer des heures et des heures. Elle m'avait aider. Sans elle, je n'en serais jamais sortie. Sans elle, je ne me serais jamais aider.

"Personne n'a parler de te toucher. Par contre, j'aimerai bien qu'on s'installe dans mon bureau deux minutes, si tu veux bien. Faut que je démarre ce fichu ordinateur pour y noter ton nom, et noter aussi celui de l'autre, enfin, de la secrétaire, qui t'as amenée ici. Question de paperasse, c'est juste pour moi, c'est tout."

Il ne pouvait même pas s'imaginer combien je n'en avait rien à cirer. Il ne pouvait pas comprendre. Je n'allait pas bougée de cette position foetale dans la quelle je m'étais installée. Comme ca, je me sentait protéger de la peure. Je me sentait protégée. Avec mes bras qui étaient capable de me serrer contre moi-même et qui était capable de me faire devenir quelqu'un de protégée... J'étais libre. J'aurais voulu qu'il me laisse tranquille, que le bandage n'aie jamais glisser pour découvrir ma douleur devant le regard de cette secrétaire surprotectrice dont le parfum empestait la lavande.

"Vous pensez vraiment que je vais vous laisser m'amener avec vous dans une toute petite pièce et vous laisser non seulement me regarder... vous rêvez... vous ne me toucherez pas... Vous ne m'aménerez pas dans une pièce, vous... juste non... rien..."

"Tu t'appelles comment, au fait ? J'suis nouveau, je connais pas les élèves, ni n'importe qui d'autre d'ailleurs..."

"Moi aussi, je suis nouvelle... regarde le sac copernic... Je m'appelle Ayame... Ayame Lee... Fait juste pas prévenir mes parents aussi... d'accord? Je veux dire... Je veux pas que mon père s'inquiéte parce que je suis à l'infirmerie..."

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MessageSujet: Re: Tas de problème ambulant [PV: Sky]   Mar 28 Juil - 8:55

"Vous êtes assis beaucoup trop proche de moi... Je vous demande de vous tasser... ou je vais le faire..."
La jeune demoiselle avait l'air d'avoir un problème avec les médecins, ou les hôpitaux, ou avec les hommes plus simplement. Parce que rien que le fait qu'il s'approche un tout petit peu et s'assoit à côté d'elle l'avait fait se rétracter en une position encore plus fermée. Cette jeune demoiselle avait donc bel et bien un problème, un peu plus important que ces trois goutes de sang qui, si on s'en tenait juste à la blessure, ne posait pas vraiment un soucis majeur. Angie constata alors qu'elle lutait contre elle-même, tout du moins c'est ce qu'il ressentait en la regardant. Il éprouvait à son égard une compassion immense, et allait tenter de la délivrer ce cette souffrance. A deux, c'était toujours plus facile que tout seul, il pouvait l'affirmer, ayant vécu des choses pas très heureuses lui aussi. L'absence d'un père, tout d'abord. Ensuite, ces moqueries, et ces abus sexuels sur lui de la part d'élèves plus âgés que lui au lycée. Et puis la perte d l'homme qu'il aimait le plus au monde, son amour défunt. Ensuite, s'était enchainée pas mal de truc, comme toutes ses tentatives de suicide. Vaine. Malheureusement ou heureusement, Angie hésitait encore, parfois, lorsqu'il avait le blues. Il regarda de nouveau la jeune femme qui se blessait elle-même, et qui avait du en voir de toutes les couleurs. Il éprouva un élan de compassion immense, fraternel. Il se remit alors debout, et se colla contre le mûr, face à elle. Il y avait entre eux un bon mètre de distance.

"Vous pensez vraiment que je vais vous laisser m'amener avec vous dans une toute petite pièce et vous laisser non seulement me regarder... vous rêvez... vous ne me toucherez pas... Vous ne m'aménerez pas dans une pièce, vous... juste non... rien..."

Mmh... Ca ne sentait pas bon. Le coup de la petite pièce, plus le verbe toucher qui revenait souvent, ça sentait mauvais, très mauvais. Cette petite avait subit plus d'une chose négative, et elle en avait bavé, ça, c'était sûr. Ses quatres années de médecine commençait à lui servir. Il répondit alors doucement :

-Honnêtement, si tu préfères qu'on reste ici, moi ça ne me dérange pas, c'était pour ton confort, c'est tout.

Effectivement, pour lui, ça n'y changeait rien, et si ça lui plaisait plus comme ça, alors il n'y avait aucun soucis de son côté.

"Moi aussi, je suis nouvelle... regarde le sac copernic... Je m'appelle Ayame... Ayame Lee... Fait juste pas prévenir mes parents aussi... d'accord? Je veux dire... Je veux pas que mon père s'inquiéte parce que je suis à l'infirmerie..."

Et puis la jeune femme se présenta. Ainsi elle aussi était nouvelle. Et elle ne voulait pas qu'il prévienne ses parents ? Ou plutôt, son père. Divorce ou deccès de la mère, en conclut mentalement le jeune homme. En tout cas, visiblement son père savait à quelle point elle s'infligeait une blessure morale, et peut être physique. Angie répondit, toujours aussi serein et calme :

-Je suis tenu au secret professionel tu sais... Je ne dirais jamais rien à qui que ce soit, ça reste entre toi et moi. Tu veux boire quelque chose ? Jus de fruit, café, thé ? Et ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de t'empoisoner.

Il avait ajouté cette dernière phrase d'un ton aimable, et sans aucune once de moquerie.
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MessageSujet: Re: Tas de problème ambulant [PV: Sky]   Mar 28 Juil - 18:19

"Honnêtement, si tu préfères qu'on reste ici, moi ça ne me dérange pas, c'était pour ton confort, c'est tout."

Je reste collé contre moi. Je suis effrayée. J'ai besoin d'un moment pour être seule. J'ai besoin de moment ou il me laisserait seule. J'avais un peu honte d'admettre mais c'était aussi pour me retrouver seule avec des couteau. Seule avec moi-même. Avec un coeur pour réféchir. Et savoir que même si je fait les mauvais choix, here I am. Toujours vivante malgré tout. Avec un coeur qui bat la chamade dans ma poitrine. Même si j'ai peur. Même si je suis triste. Je laisse un petit moment de silence et je lève doucement ma tête pour le regarder d'un air timide.

"Je trouve que c'est mieux comme ça monsieur..."

Je n’étais pas rassurer pour autant. C’est con. Il était là. Plus grand que la minuscule pièce de femme que je suis. Je sais qu’il est plus fort que moi.

"Je suis tenu au secret professionnel tu sais... Je ne dirais jamais rien à qui que ce soit, ça reste entre toi et moi. Tu veux boire quelque chose ? Jus de fruit, café, thé ? Et ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de t'empoisonner."

Je n’avais pas envie de lui répondre. Je n’avais pas envie de lui dire. Je n’avais pas envie de lui dire que j’avais soif. Je voulais mourir encore à cet instant. Il arrive que certaines personnes se sentent fortes et prêtes à surmonter toutes les épreuves qu’ils affrontaient. C’était exactement, ce que j’aurait aimer avoir la force de faire. J’étais probablement trop effrayer pour être capable de le faire. Trop enfantine. D’une petite voix tremblante, je m’entendis murmurer doucement.

"Je veux vraiment pas qu'il sache... Il faut pas qu'il sache d'accord... c'est important... Vraiment... d'accord... vous me le jurer hein?"

Je l'avais senti monter doucement. C'était parti de loin dans mon âme. Comme une brisure qui partait du bas de mon ventre et qui se répandait en moi d'un coup sec. J'avais senti ma colère montée en moi. J'avais senti ma tristesse monter elle aussi. Je me suis senti brisée... J'ai commencé à pleurer d'un coup sec. Pendant ma phrase. Je devais me montrer forte. J'avais toujours été de cet avis. Qu'il fallait que je me montre forte et fière. Mes mains tombèrent le long de mon corps et j’échappais d’un grand coup en larme. J’avais mal. Et pour un coup, j’avais vraiment horreur de comment je me sentais. Pour la première fois, je réalisais combien je me sentais détruite et triste. Pour la première fois, je réalisais que j’avais besoin d’aide et de me supporter moi-même avant d’accepter les autres.

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