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 L'allée ... [libre]

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Prudence Stewart


Féminin
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▍I'm: a little maiden ... =)

+
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MessageSujet: L'allée ... [libre]   Jeu 1 Oct - 18:43

Le taxi arriva devant l'allée principale du pensionnat, parsemée de feuilles mortes ... L'automne était là ... Si vite, déjà là. Prudence soupira avant d'ouvrir la portière, son sac en bandouillère. Elle la referma derrière elle et boutonna sa veste blanche. Puis elle s'approcha du chauffeur qui déchargeait ses valises du coffre et trébucha un peu sur le bord du trottoir sous le regard amusé de l'homme. Elle se rattrapa sur le coffre encore ouvert du taxi. Maintenant stable, elle s'approcha de la première valise, puis de la deuxième, prit leur poignée et les fit rouler jusqu'à ce qu'elle ai atteint la grille d'entrée. Puis, elle remercia le chauffeur et poussa la grande grille avec ses petits doigts, comme elle était belle cette grille, surement repeinte ... Puis lorsque la grille se referma derrière elle, Prudence avança lentement vers la porte, longeant de magnifiques jardins si bien entretenus. Mais la beauté du lieu ne lui fit ni chaud ni froid, elle restait de glace à marcher dans l'allée car elle se sentait loin de chez elle, très loin. Ses frères, ses parents lui manquaient ... Elle s'arrêta de marcher, elle pensait qu'en venant ici, elle renonçait à sa famille pour bien longtemps ... Ou quelques années peut-être. Mais elle se posait tant de questions ... Prudence continua son chemin vers les escaliers qui la menait à la porte principale, celle qui lui permettrait de pénétrer dans le hall, dans le pensionnat en lui même, mais au lieu de pousser cette porte, elle s'enveloppa un peu plus dans sa veste et s'assit sur les marches froides.

°Me voilà, loin ... Très loin de chez moi ... Comment vont-ils là bas ? Savent-ils où je suis ?°

Elle regarda une feuille morte tomber d'un arbre pas très éloigné de là. Elle tombait si lentement, voletant par ici, voletant par là ... Et elle tournoyait avant de tomber délicatement sur le sol. Ah, comme Dame Nature était belle, comme la nature était bien faîte. Toutes ces fleurs colorées dans les jardins, si bien entretenues, si belles cela décocha un sourire de la jeune anglaise. A Londres, elle regardait souvent tomber les feuilles, surtout celles du parc en face de son école privée. Elle n'avait pas beaucoup d'amies là bas, et peut-être le Japon lui serait favorable sur ce point là ... Mais c'est sa tante Mary qui allait le moins lui manquer, elle avait laissé tomber Andrew et Thomas, ses aînés, elle n'avait pas le droit de les séparer ! Non, elle n'en avait pas le droit. Depuis son départ, Prudence n'avait pas de nouvelles de ses parents ... C'était surtout de sa mère qu'elle en voulait. Prudence n'était pas la plus malheureuse au monde, oui, c'est vrai, mais elle n'estimait pas avoir eu une vie très belle non plus quoique très confortable pour une jeune fille, car certaines de son âge n'avait pas la chance qu'elle avait eu de vivre dans une famille des plus modestes de Londres. Ses tristes yeux bleus contemplaient encore les feuilles qui tombaient, sans un bruit, sans un mot ... Et lentement, elle repensait au moment de pur bonheur qu'elle avait passé. Comme il était loin ce temps là !
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Chelsea Y. Kessy


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MessageSujet: Re: L'allée ... [libre]   Jeu 12 Nov - 19:24

Je suis assise là, sur mon lit, encore défait de ma nuit. L'aube se lève à peine sur le velouté de la capitale anglaise, encore endormie. Je regarde par la fenêtre. Elle se trouve juste à côté de mon lit, et j'ai toujours aimé regardé au loin, la forêt située derrière ma riche demeure. Au loin, je peux apercevoir un bout du centre de ma ville natale. En réalité, il ne s'agit que de bouts de ferraille foncée, mais je m'en fiche pas mal. J'ai toujours aimé regardé le ciel se teinter de rose, ou demeurer encore d'un noir d'encre sans appel, et sans étoiles. Petite, je regardais souvent la voûte céleste, me demandant si j'y allais trouver mon géniteur. Bref, je n'étais qu'une enfant à cette époque, et j'ai bien changé. Encore en peignoir, je descends. Mes pieds nus frôlent le carrelage du couloir pour aller se poser sur les lattes tout aussi glacées que les plaques de céramique au blanc nacré comme ceux de splendides coquillages. Je glisse mes pieds dans des sandales quelconques et je file dehors. Je m'en fiche pas mal qu'il fasse très frais dehors en ce mois de Novembre, marquant la mi-Automne.

Je trouve sur ma terrasse, mon instrument posé là, entre les colonnes surmontées par des glycines et autres végétations. Je m'assois sur le cuir froid et noir de mon tabouret de piano. Je pose les doigts sur ses douces notes blanches et noires. Le grenat du bois me rend nostalgique, ça me rappelle tant de souvenirs. Et je me mets à jouer mon morceau favori, il s'agit du " Boléro de Ravel ". Je frissonne, il fait vraiment froid. Je décide de rentrer avant d'attraper la grippe. Si maman me voyait, elle serait furieuse. Mais ici, c'est mon endroit rien qu'à moi, mon jardin secret en matériel, que je devrais quitter dans la soirée. Je remonte donc à contre-coeur dans ma chambre et je finis mes bagages. Après quoi, je file dans la salle de bains prendre un bain extrêmement chaud où j'y avais glissé, au préalable, un bain mousse bleuâtre à la lavande.

Je m'y glisse donc, en respirant profondément. La vapeur venant se coller sur ma peau est un véritable régal pour mes sens refroidis. Et je m'en veux. Bon sang, qu'est ce qui m'a pris de m'asseoir, presque nue, les pieds dénudés, par une pareille saison ? Soit, je me lave frénétiquement les cheveux et laisse poser mon shampoing en me détendant et en me lavant le reste du corps. Je sors de là beaucoup mieux, je ne serais certainement pas malade. J'enfile un jupon et par dessus, une robe corset qui aurait pu appartenir à l'époque baroque. Comme mes manches en lin sont trop légères pour la température externes, je mets un dessus rouge cerise par-dessus, qui s'accorde parfaitement bien avec le reste. Je me coiffe les cheveux, à présent secs, qui retombent de manière bouclée. Ma mère me dit toujours qu'avec ça, j'ai l'air d'une vraie anglaise. Je place devant mes yeux, un filtre rouge, j'enfile mes bottillons noirs décorés de boutons argentés, et je file déjeuner.

Une bonne odeur de pancakes me chatouillent les narines.

hj: En cours, je terminerais plus tard si ça ne te dérange pas =)
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