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 # Fucking boy's identity.

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Nutsima Anayé


Masculin
▍Messages: 1966
▍Âge: 15
▍I'm: The best, the bitch that you are waitting since a lot of time. Your love, and your God.

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MessageSujet: # Fucking boy's identity.   Mar 14 Avr - 9:56

Et valà, tout retapé =D Applaudissez moi.

{ Identité }

- Nom : Anaye
- Prénom : Nutsima
- Surnoms : Chacun le sien, éclatez-vous...

- Nationalité : Irlando-Japonaise

- Âge : 16 ans
- Sexualité : Bisexuelle



{ Apparence }

- Physique :


Nutsi a beaucoup vieilli depuis le temps. Son visage rond et fin, presque enfantin, mangé par deux grands yeux d'un sombre émeraude qui s'accordent malheureusement mal avec le joli noir aux reflets bleutés de ses cheveux à présent pas plus longs que ses épaules, a mûri. Elle grandit la petite Nutsi. Sur sa peau pâle défilent sans cesse en lettres d'encre les longs romans de ce qui lui passe par la tête. Car bien qu'imprévisible, la miss est tellement expressive que l'on peut presque voir en couleurs, avec un peu de sens de l'observation, les nombreuses intentions et émotions imaginables qui se succèdent chez elle. Même celles que l'on n'imagine pas. Ce qui bouge le plus chez elle ? La bouche et le nez ! De la petite moue presque invisible à l'éclatant sourire hilare, en passant par l'incontournable mordillement des lèvres ainsi que diverses grimaces qui reviennent régulièrement au quotidien... Oui, on peut dire que c'est grâce à sa bouche et à son pif que la jeune fille parait plus vive encore qu’elle ne l’est – si c’est possible de l’être… Même le bout de ses doigts ne change pas de posture aussi soudainement et rapidement. Tenez, en parlant de main. Dans son enfance, Nutsima avait une fâcheuse habitude : elle se craquait les doigts. Sans arrêt. Elle adorait ça. On ne pouvait pas rester cinq minutes près d'elle sans tressaillir aux craquements sonores qui retentissaient sournoisement - c'était devenu si machinal qu'elle-même ne s'en rendait plus compte… Bref, résultat : ses articulations sont un peu gonflées et ses cartilages un peu irréguliers mais ce n'est pas flagrant… Rassurez-vous, si cela lui arrive de se faire à nouveau envahir par les vieilles habitudes, celle ci lui est passée. Cela risque de vous arriver de la voir relativement dénudée – bon, sans commentaire, hein, une jeune fille ni pudique ni frileuse, on peut s’y attendre… Et vous pourrez remarquer donc les vieilles balafres et cicatrices indélébiles qui constellent son corps. Elle a appris à ne pas trop prêter attention à ces nombreux mauvais souvenirs, donc vous pouvez ne pas trop craindre de lui poser des questions. Mais c’est peut-être mieux quand même de lui éviter d’évoquer ces épisodes. Dans l'ensemble, ses proportions ne sont pas excessives. Un joli cul bien rebondi, une taille fine mais pas trop quand même... Oui, elle a un petit peu de ventre, comme tout le monde... Mais un léger effort abdominal pour le rentrer, et hop ! plus rien ! De toutes manières, elle n'a jamais complexé ni là dessus, ni même ailleurs. La vie est trop courte pour s’empêcher de grignoter des tas de cochonneries quand la faim est là. Pour finir, le plus impressionnant chez elle, ce sont ses canines. Remarquablement pointues, soigneusement aiguisées... C'est son arme la plus redoutable. A ne pas provoquer...

- Tenue vestimentaire :


Son style vestimentaire ne peut pas tellement être classifié. Jean et baskets peuvent lui suffire, mais cela change chaque jour. Ses fringues s’accordent avec son humeur. Un jour elle s’habillera en large tunique baba-cool – le lendemain, elle débarquera en jogging et T-shirt uni, et décidera en cours de journée de se changer en skinhead ou en gothique avec du cuir et du métal partout. Elle se cherche encore, la petite, vous voyez. Et puis à quoi cela servirait de choisir un style et d’y rester collé, quand on aime autant de choses ? La plupart du temps, elle aime bien s'habiller en garçon. Oh, tous les genres masculins y passent, naturellement... Lunettes noires, jeans troués plus bas que le caleçon et veste en cuir noir de Hell's Angels - car oui, quand ce n'est pas les boxers, Nutsi met des caleçons… -, ou bien veste de costard, cravate et chapeau haut de forme… Elle ne recule devant pas grand chose. Notamment ce qui est piercings, tatouages, teintures... - non, elle ne s'est jamais teint les cheveux, mais elle y réfléchit, affaire à suivre. En revanche, elle possède deux tatouages : une petite étoile noire en haut de l'omoplate gauche, juste en dessous de l'épaule, et un autre sur la joue droite. Celui ci est assez spécial et difficile à décrire ; on peut parler d'un dessin à angles droits composé de petits carrés alignés... Elle ne sait pas ce que les gens en pensent et elle s'en fout royalement ; mais elle en est plus que fière.

{ Mentalité }

- Qualités & Défauts :


Blanc tableau


Nutsi peut paraître naïve, mais ne vous asseyez pas sur un lion qui dort... Ceci ne peut être qu'une façade ! La demoiselle a un talent indéniable pour déchiffrer les gestes, les mots, les regards, les voix... Elle peut lire dans vos yeux comme dans un livre ouvert. Page par page. De là dire qu'elle est petite fille d'un médium très puissant, non ; elle n'ira pas deviner que vous avez mangé des pâtes avec votre belle-mère la veille au soir, mais il lui est tout simple de discerner un menteur relativement talentueux d'une personne sincère. Alors selon les circonstances, elle fera semblant de le croire ou répliquera avec énergie pour montrer qu'elle n'est pas dupe. Notre brunette nationale est une bonne comédienne. Elle a un peu appris sur le tas, mais elle a développé un bon sens des émotions feintes, et sans en abuser, elle sait très bien mentir. Heureusement qu'elle n'est pas du genre à avoir de trop mauvaises intentions… Gentille, généreuse, accueillante, souriante, affectueuse ; c'est une fille chaleureuse. Oh oui, elle n’a pas un mauvais tempérament. Sa bonne humeur constante est extrêmement communicative et elle a un côté masculin qui tourne sa sensibilité du bon côté. Plutôt garçon manqué. La miss déborde d'énergie - bien qu'elle soit difficile à lever le matin et d'une grande flemmardise pour ce qui ne la botte pas… - et il est assez difficile de la fréquenter sans avoir droit à au moins deux ou trois séances de gymnastique forcée par jour. Patiente, persévérante et bonne perdante, elle n'hésite pas à revêtir la cape de superman pour défendre la veuve et l'orphelin. Madame n'a pas froid aux yeux, ça non. Elle se fiche un peu d'avoir des emmerdes, mais n’aime pas vraiment l'idée de savoir quelqu'un d'autre dans une situation critique. Elle sait se défendre en cas de besoin mais ne cogne jamais tout de suite. Les agressions verbales glissent sur elle, ses répliques fusent naturellement, ironiques et enjouées ; elle trouve même le moyen de se montrer sympathique envers la personne en face d'elle, si ladite personne mérite son estime. Déroutante et surprenante. Ses réactions sont complètement imprévisibles pour qui ne la connait pas. Sa philosophie fort particulière de la vie donne à réfléchir. Lunatique à long terme – oui, à long terme -, vous pouvez la connaître depuis des années et découvrir soudainement une facette totalement différente de sa personnalité. Elle s’adapte comme un caméléon et peut changer complètement de caractère selon le contexte ou la personne en face d’elle. Selon ses périodes aussi. Elle peut aussi bien être frétillante et excitée comme une puce que calme, posée, réfléchie. Aussi bien hypersociale que misanthrope et blasée. Tout en restant elle-même, bien sûr… Excepté si il est nécessaire de jouer un jeu. Très tolérante, ouverte d'esprit et libérale, elle n'a pas vraiment de morale, de règle de vie. Elle vit au fil du vent et de son humeur. Elle n’a pas non plus de limites. Demandez-lui d'escalader un mur de six mètres de haut, elle le fera - ou au moins essaiera - ; demandez-lui de courir en sous vêtement dans un restaurant quatre étoiles, elle n'hésitera pas une seconde. Les défis, les paris, les gages… Elle en raffole. Cette gamine est tarée et elle adore ça ! Le tabou ? Connais pas ! Nutsi parle de tout et naturellement. Elle ne passe pas par quatre chemins pour exprimer ses opinions, n'évite pas les termes crus et directs, et tant pis pour ceux qui seront choqués par ses propos… Oui, une jeune fille très attachante et dynamique. Rien de tel qu'une petite balade en sa compagnie pour oublier tous ses soucis.

Noir tableau


Eh bien non, personne n'est parfait… Surtout pas Nutsi ! Non les enfants, il ne faut surtout pas se faire des idées. Cette demoiselle est une vraie sale gosse. Vulgaire, impolie, bornée, insolente… Si elle est clémente avec ceux qu'elle considère comme ses semblables, ça ne sera pas pareil avec les autres. Il vaut mieux pour eux ne pas trop attirer ses malveillances… En revanche, si vous vous attaquez à un de ses proches, il n'y a aucun critère requis pour en baver comme il se doit. Si elle ne paraît pas très musclée, eh bien il ne faut pas s'y fier. Quand elle cogne, elle cogne. Croyez-moi. Verbalement, elle n'y va pas main morte non plus. Hormis les multiples noms d'oiseaux dont on ne connait pas toujours la provenance, elle n'hésite pas à balancer franco ses quatre vérités dans la face de son adversaire, ainsi que lui rappeler avec insistance et arrogance que sa copine l'a lâché la veille, s'attardant sur l'évidence qu’elle avait bien eu raison… Bref, la totale. Quand elle ne peut pas détruire un rival physiquement, elle s'attaque à son moral, mais la plupart du temps elle essaie de s'occuper des deux. Non, ça, il ne vaut mieux pas la contrarier. Elle peut être d'un sadisme. Et d'une violence. Faut pas se fier aux apparenes, c'est une vraie salope en fait. Elle n'hésite pas à répliquer aux coups bas et frappant plus fort encore que son adversaire. Impulsive, elle dissimule au fond d'elle une soif de justice qui accroît considérablement sa cruauté... Laquelle tout de même justifiée. Encore que, personne ne sait pas contrôler ses crises de fureur, ni prévoir jusqu'où elles peuvent aller. Quand elle n'en veut à personne en particulier, elle s'en prend à elle même. Toujours obligée de taper quelque chose, de crier, d'insulter quelqu'un… Enfin bon, Nutsi est un petit nounours pacifique, il est rare de la voir dans cet état, encore heureux. Ca lui arrive aussi des fois de manipuler les gens et de se servir d’eux. Mais uniquement pour une bonne cause. Et puis, elle veille quand même un minimum à ce que ça ne nuise trop à personne. J'avais également parlé d'énergie comme qualités, mais oh ! mon Dieu, quelle énergie… La petite Nutsi est impossible à tenir. Toujours en train de courir partout, de crier à droite et à gauche… Il n'y a que le matin qu'on ne peut éviter de la croiser dans un état royalement comateux. Ne comptez pas non plus sur elle pour rester discrète si vous l'accompagnez dans la rue. Il y aura toujours quelques groupes de passants assez proches pour se retourner sur votre passage. Nutsi est excentrique. Très excentrique - même si elle n'en fait pas exprès. Elle n'a aucune gêne et se fiche tellement du regard des autres qu'elle serait capable d'enlever son T-shirt en plein milieu d'une place publique s'il fait trop chaud. Excentrique et impudique. Si elle vous surprend dans la douche, elle ne remarquera même pas votre malaise, ou bien feindra de ne pas le remarquer, et viendra vous faire la bise comme si de rien n'était. Un corps nu c'est juste une personne sans ses vêtements, non ? Qu'est-ce que ça change ? Curieuse et indiscrète, attendez vous de sa part aux questions les plus gênantes, posées avec un détachement déroutant. Elle ne prendra même pas la peine de baisser le ton pour vous interroger sur ce qui ordinairement se dit quand un coin reculé, la nuque courbée pour ne pas se faire entendre des passants. La miss est aussi têtue. Très têtue. Incroyablement têtue et elle n'hésite pas à mettre n'importe qui ou n'importe quoi en péril pour parvenir à ses fins. Elle ne s'arrête jamais avant d'avoir eu la preuve noir sur blanc que c'est inutile de faire plus d'efforts. Ce serait bien si on ne voyait pas les dégâts qu'elle est capable de causer. Or, Madame ne regrette jamais rien. Ce qui est fait est fait et, comme elle dit, si elle commence à regretter ce qu'elle ne peut changer, elle n'est pas sortie de l'auberge. Attention aussi à ses futurs conjoints, car il lui arrive aussi d'avoir une tendance assez infidèle. Oui, dans l'ensemble Nutsi est sympathique, mais fatigante… Le pire, c'est qu'on ne s'en débarrasse pas si facilement ! Enfin bon, on l'aime quand même. Parce que c’est Nutsi, quoi.

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Nutsima Anayé


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MessageSujet: Re: # Fucking boy's identity.   Mar 14 Avr - 9:56

- Relation avec les autres groupes : Nutsima s'entend avec tout le monde, mais elle se dégommerait bien une mode ou une pompom de temps en temps...

- Ce qu'il aime/déteste :

Aime


Nutsi aime beaucoup de choses. On peut presque dire qu'elle aime tout. La vie, pour commencer. Les gens, les voyages, sortir et courir partout comme un chiot excité. Mais allons-y dans l'ordre, avec ce qu'elle aime particulièrement dans cette vie là. Elle adore faire la fête, sortir la nuit, boire, fumer, rire, faire plein de choses - mais jamais sans ses amis. Oui, c'est bien de s'amuser seul... Mais tellement ennuyeux. Une autre chose dont elle raffole, c'est les défis ! Impossible de faire marche arrière une fois qu'on lui en a lancé un... Par tous les moyens, elle les réussit tous. Ou presque. C'est tellement divertissant... Tenter de nouvelles folies, chaque fois plus insolites, chaque fois plus périlleuses ; repousser les limites tous les kilomètres comme si elles n'existaient pas. Vivre à cent à l'heure, rire des petites emmerdes, rencontrer des gens, les entraîner dans toute sorte de situations cocasses, se taper des fous rire à s'étrangler, se bourrer la gueule jusqu'au petit matin, slalomer entre les amis, les activités, les fêtes, les milieux. Courir d'un bout à l'autre de la ville, voire plus loin, partout où il se passe quelque chose d'intéressant. Voilà ce qu'elle aime en premier lieu ! Ensuite ? Eh bien, il y a la musique. Non, la demoiselle n'est pas très difficile. C'est vrai qu'elle a du mal avec le rap, le soul, les petites chansonnettes tropicales ainsi que le jazz gueulard. Mais en dehors de tout ça, elle n'est pas très difficile, non. Sa raison de vivre, c'est le rock. Le rock bien dur en priorité, mais elle apprécie aussi beaucoup le reste. D'autre part, classique, métal tous genres confondus, médiéval, folk, disco, variété, sont les bienvenus. Par moments, la jeune fille apprécie le calme. Observer le vent dans les feuilles, c'est bien, ça détend. Mais au bout d'une demi-heure, il lui faut absolument sautiller jusqu'au stade de gym sous peine de crise de bougeotte aiguë. La bougeotte, chez Nutsi, c'est pas joli joli. Elle est comme un petit enfant incapable de tenir en place. Rassurez-vous, il n'est pas toujours spécialement nécessaire que ça bouge, mais au moins que ça change. La routine, très peu pour elle ! Bien entendu, elle a ses repères, ses petites manies, ses habitudes. Mais elles sont entièrement spontanées. Vous ne verrez pas Nutsi prendre le même café deux matins de suite sans qu'elle ne s'en rende pas compte. Vous ne réussirez pas non plus à l'empêcher de partir aux Caraïbes en vélo si elle en a envie. Je dis bien partir, pour y arriver, c'est une autre histoire... Enfin, ça c'est pour dire que voyager est un de ses grands épanouissements. Que ça soit deux mètres plus loin ou à l'autre bout de la terre, tant que le paysage change, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Elle aime tester, découvrir, prendre des risques, quitte à faire de mauvaises expériences - au moins, elle l'aura fait ! Sa philosophie pour tenir pendant les mauvaises passes ? « Ca passera »...

Aime pas


Quitte à chercher ce que n'aime pas Nutsi, autant se demander de quelle viande se nourrit un végétarien. Des oeufs, c'est tout. Et encore. Bien sûr, il y a tout ce qui touche l'injustice, le racisme, la discrimination... Oh oui, Nutsi a l'âme d'une justicière... Les coincés du cul aussi ne sont pas dans sa liste verte. Parfois, elle n'aime pas les gens tout court, excepté ses amis proches. Elle a des périodes comme ça. Mais honnêtement, il n'y a pas plus à dire sur ce qu'elle n'aime pas.

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MessageSujet: Re: # Fucking boy's identity.   Mar 14 Avr - 9:59

{ Informations personnelles }

- Histoire :



[ http://fr.youtube.com/watch?v=Ev1tJDcF_z8 ]


- Vas-y, frappe-moi !

Maria hausse un sourcil. Campée devant elle, le regard hautain, la petite brune croise les bras et rejette le menton en arrière. Son regard la brûle. Lentement, il glisse sur la peau de son visage et le consume, petit à petit. La jeune femme se force à rester droite, immobile, redouble d'efforts pour se pas faire tomber le masque impassible dont elle se pare. Mais ses genoux tremblent. Elle serre les dents, plante ses pieds dans le sol, sur le point de flancher et de s'effondrer sur la moquette pourpre. Des cris, de nombreux cris de peine, de regrets, d'incompréhension, de colère, de haine et d'amour lui étreignent la gorge. En face d'elle, sa fille lui semble si monstrueuse.

- Allez, frappe-moi ! s'écrie à nouveau cette dernière, une lueur de rage insolente dans ses prunelles vertes comme une feuille à l'aurore. T'en crèves d'envie !

C'est ce jour-là que Maria l'a frappée pour la première fois. La fillette n'avait que neuf ans. Seulement neuf ans. Et déjà le goût amer de la révolte et de la soif non assouvie voguait dans l'écume de colère qui maculait le coin de ses lèvres. Maria ne savait plus comment se protéger de l'aura cruelle qu'elle dégageait, chaque jour, lorsque son regard noir ou indifférent croisait le sien.

Encore bien loin de l'adolescence, Nutsima est une vraie petite garce. Oh, si, d'apparence, elle est adorable… Charmante, audacieuse, souriante, énergique, pleine de vie et de gaieté… Un peu trop, peut-être... Impossible de la suivre là où elle court ! Elle s'éclipse, se fond dans la foule, dans les buissons, dans les branches d’un arbre, réapparaît, s'en va à nouveau. Ses rires retentissent à droite et à gauche ; on ne sait plus où tourner la tête. Maria se surprend à l'observer avec mélancolie. Aurait-elle un jour le droit de voir ce rayonnant sourire d'enfant se lever vers elle ? Le sourire en question se mue en rire, éclate, disperse dans l'air ses quelques notes perçantes. Ses iris verts comme la pelouse encore fraîche scintillent au soleil. Ils roulent, se baissent, se dirigent vers la fenêtre à laquelle Maria s'est postée. Celle ci détourne du regard et feint fixer les montagnes qui s'alignent à l'horizon. Le coin de ses lèvres retombe et les rides que la trentaine et la fatigue commencent à creuser dans ses traits durcissent son visage fermé comme un coffre fort. De loin, elle ressemble à une vieille mégère aigrie qui ne sait ni rire ni aimer. Blottie derrière son mépris devenu naturel, elle est sûre de ne pas donner à cette petite peste le plaisir de sentir être son bourreau... Maria quitte rarement son allure hautaine de femme que rien n'atteint. En tant qu'acrobate fort expérimentée, sa démarche souple et ses courbes sportives apportent un peu de douceur à sa réputation de brute accomplie… Mais tout le monde a eu un jour l’occasion de tâter de sa sévérité. Elle cogne, crie et déverse dans son entourage toute la haine et la violence que hurle en elle cette maternité ratée.

Elle a tout raté.

Même son mariage.

Ils n’étaient pas encore adultes. Kobayashi était un beau jeune japonais au charme incontournable, qui faisait tomber toutes les filles. Maria était une adolescente belle et mystérieuse, déjà bien mûre pour son âge. La copie parfaite de sa fille au même âge. Officiellement, on savait qu’elle était d’origine Irlandaise, mais le jais de sa chevelure contrastant avec la douce pâleur de son visage encourageait à douter de cette affirmation… Accroupie dans les hautes herbes, elle regardait passer l’objet de sa fascination entre les caravanes, saluant joyeusement le personnel qu’il croisait. Et lorsque ses yeux s’égaraient dans sa direction, elle s’envolait comme un papillon. Il était dur pour lui de croiser ce beau regard vert de fillette. De père de fils, de mère en fille, et vice versa, les deux familles travaillaient au cirque Esmeraldas depuis au moins six générations. De père en fils, de mère en fille, et vice versa, aucun n’échappait à la tradition qui leur imposait d’exercer l’art de son géniteur. C’est grâce à Maria et Kobayashi qu’elles s’unirent, et à cause d’eux qu’elles se brisèrent. Ayant assez observé le ténébreux garçon, la brunette se faufila un beau jour à travers la foule affairée et l’interrompit alors qu’il chargeait une caisse sur son épaule, se postant en face de lui et plantant son regard malicieux dans le sien. D’abord, elle ne dit rien. Le cœur battant, Kobayashi prit la parole :

- Je peux faire quelque chose pour toi ?

Maria sourit.

- Je ne sais pas si tu peux.
- Dis quand même.
- Aime-moi.

Kobayashi resta muet. Où voulait-elle en venir ? S’empourprant, il regarda autour de lui et ce fut une question brusque et stupide qui lui échappa – il le regretta d’ailleurs amèrement.

- Pardon ?
- Alors, tu peux ?

Comment ça, il pouvait ? Il la dévisagea un instant, puis, du bout des lèvres, finit par murmurer :

- Oui… Oui, je peux.
- Merci…

Avant qu’il n’ait pu laisser se déverser le flot de questions qui cognaient dans sa poitrine, elle s’éclipsa, comme par magie. Dérouté, il se demanda d’abord s’il avait rêvé. Mais la suite se fit du plus naturellement. Une dizaine d’années plus tard, ils se mariaient dans la joie, l’alcool et la bonne humeur... Mais leur fraîcheur d’enfant avait été dévorée par la tension et le stress du travail dans le cirque. Le directeur décéda, il fallut en nommer un nouveau. Les conflits, les disputes, les amitiés qui se dénouaient, l’ambiance générale qui éclatait en morceau. Sensible à cette dégradation qui le touchait profondément, Kobayashi devint froid et distant. Même la jolie Maria n’avait plus droit à un peu d’attention, de tendresse. Elle fut d’ailleurs la première à être fuie de lui. Elle tomba enceinte ; c’est tout juste s’il n’avait pas l’air de ne pas l’avoir remarqué. Si bien que la rumeur courut qu’il n’était pas le père. C’était la pagaille au cirque. Eperdument brisée par la perte de l’amour de sa vie, Maria se ferma à son tour comme une huitre. Ils devinrent le couple le plus austère et agressif de la communauté. Kobayashi partait se saouler le soir, et revenait tomber dans son lit pendant que sa femme passait ses nuits et ses journées, en dehors du travail, postée à la fenêtre de la caravane, silencieuse. L’accouchement se déroula très mal, dans un hôpital miteux de la banlieue de Chicago, sans son mari, sans sa famille, sans aucun des seuls amis qu’elle croyait vrais.
C’était des jumelles. On lui demanda les noms, elle répondit sèchement qu’elle n’y avait jamais réfléchi, et qu’elle ne savait pas comment appeler ces deux morpions qui se tortillaient dans la couveuse. La vieille sage femme balança la mission à son assistante en grognant. Cette dernière, une jeune rouquine aux yeux en amande plissés par la concentration, se pencha sur les deux petites têtes rondes identiques. Identiques ? Non, l’une avait les yeux gris, l’autre les yeux verts. Un prénom lui vint pour la première : Madoka. Pour l’autre, elle ne trouvait pas un nom mais trois syllabe. Elle jeta un œil par la fenêtre.

Nu. Nu comme une chose menue et bondissante, que l’on a envie de croquer.
Tsi. Tsi comme une chose fine et souple, qui glisse comme un filet d’eau claire sur la roche.
Ma. Ma comme une chose soufflante et imposante, qui claque et tombe du ciel pour s’écraser sur le sol.

Nutsima.

Elle tendit un doigt et effleura la joue du nourrisson qui remua les pieds. Un sourire s’étira sur ses lèvres. Maria ne tiqua pas lorsqu’on lui communiqua les prénoms Madoka et Nutsima. Ces mots ne signifiaient rien pour elle. Ni le fait d’être mère. Elle ne savait pas si elle arrivait à se considérait comme tel. Elle n’éleva pas ces enfants comme les siens. Elle se regardait le faire. Ce n’était pas elle. Non, elle n’était pas faite pour être mère. C’était une autre femme qui prenait ces petits sacs de chair rose dans les bras pour les nourrir, changer leurs couches. Une fois rentrée à la caravane, elle lutta contre sa dévorante fatigue et improvisa un berceau pour se débarrasser des poids qu’elle avait porté sur ses bras le long du trajet. Juste à ce moment là, Kobayashi revenait de sa énième cuite, titubant et heurtant les murs. A la vue des deux petites têtes dépassant d’une couverture en laine sur le canapé, il se tourna avec peine vers sa femme affalée non loin.

- C’est quoi ça ?

Maria frémit.

- C’est tes gamines, lâcha-t-elle.

Kobayashi garda le silence, le temps d’assimiler l’information, puis haussa les épaules et partit s’écrouler dans son lit. Alors Maria craqua. Pour la première fois depuis des années, elle s’effondra sur la table et éclata en sanglot. Toute la nuit, elle étouffa ses pleurs dans ses manches, inondant ses vêtements de ses larmes. Mais comment était-elle tombée si bas ? Comment avait-elle pu en arriver là ?

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MessageSujet: Re: # Fucking boy's identity.   Mar 14 Avr - 10:02

Elle n’essaya même pas de trouver consolation auprès de ces deux adorables bambines qui ne mirent pas longtemps à se mettre debout et à courir dans tous les sens. La jeune femme ne savait plus où donner de la tête. Au début, elle eut assez de mal à les différencier, mais elle s’habitua, non sans mal, à la frappante ressemblance des jumelles. Chacune avait d’ailleurs une évolution bien différente. Madoka, encore, bien que gaie et bavarde, était relativement facile. Nutsima, en revanche, c’était plus compliqué de la tenir. Dès son plus jeune âge, elle s’aventurait partout où il ne fallait pas, s’adressait à tout le monde, se roulait dans l’herbe et lorsque sa mère s’approchait pour la saisir, elle la fuyait en riant pour aller trottiner Dieu savait où. Son entourage s’attendrissait beaucoup sur ce tout petit ouragan on ne peut plus sociable. Mais Maria s’en fichait un peu et tournait le dos chaque fois qu’on s’approchait d’elle pour commenter les innombrables pitreries de la fillette. Et puis elles grandirent. Les deux extrêmes s’accentuèrent. Madoka devint une jeune timide douce et obéissante, tandis que sa sœur déraillait complètement. Rebelle et agressive, révoltée par ce qu’elle sentait d’indifférence en sa mère, elle faisait tout pour rendre folle cette dernière. Les crises et conflits se multipliaient entre elles, et encore heureux qu’il y avait Madoka pour apaiser les disputes et éviter que cela n’aille trop loin. Il lui suffisait de poser une main sur le bras de sa sœur en lui ordonnant doucement de se calmer pour que celle-ci se taise et parte s’allonger dans l’herbe jusqu’à l’évanouissement complet de sa fureur. Ensuite, il y eut la batterie. Nutsima se prit d’une véritable passion pour ce qui touchait au rythme. En tapant, en sentant monter les vibrations dans ses veines, la fillette évacuait à merveille toute la violence qui l’habitait. L’ayant remarqué, Maria décida de lui offrir une batterie. Seul cadeau de toute sa vie qu’elle fit à sa fille. Par un mot de remerciement de la part de celle-ci, mais elle n’en pensait probablement pas moins… Enfin, ça, on l’a jamais su. Le fait est qu’à présent, les voisins ne pouvaient plus faire leur sieste tranquille. Autrement, Nutsima tâtonnait le violon, le piano. Quant à Madoka, une chose faisait rêver chez elle : sa voix. Un son qui s'élevait, qu'elle modulait, freinait, lâchait, faisait danser dans l'air comme une onde d'une beauté presque muette. On ne l'entendait pas, on la ressentait. Nutsima pouvait rester des heures à écouter sa soeur chanter, couchée dans l'herbe, les yeux fermés et les mains dans celles de sa jumelle.
Et pour finir, il y eut cette dispute.

- Vas-y, frappe-moi !

Maria n’aurait jamais voulu en arriver aux mains. Mais voilà. Même si elle se fichait éperdument de l’opinion de cette gosse, toute cette haine lui faisait curieusement mal. Nutsima n’avait que neuf ans, c’était un monstre. Un monstre débordant de violence et de mépris. Haineuse et arrogante. Une salope en herbe. Depuis lors, les rivales en arrivaient de plus en plus souvent aux mains. Les interventions de Madoka n’étaient pas moins efficaces, mais les coups venaient avant. Kobayashi, lui, ne revenait même plus à la caravane. Maria abandonna. Elle abandonna tout, ne mangea plus, ne sortit plus, ne participa plus à la vie du cirque, laissa son corps se dessécher, afin d’échapper au destin écrasant que promettait ce qu’était devenue sa vie. En voyant sa fille accroupie dans les hautes herbes, les cheveux noirs en bataille devant son visage maculé de boue, l’expression féline d’un enfant sauvage, elle crut se revoir elle-même, il y a de cela une éternité.
Son enfance lui semblait si lointaine. Presque irréelle.

- J'ai envie de partir.

Madoka se tait et tourne la tête vers sa sœur dont les yeux reflètent la lune. Seul le bruissement des vagues sur le sable ne ponctue le silence à présent. C'est la première fois, dans sa mémoire, que Nutsima l'interrompt pendant qu'elle chante. La jeune fille repose son regard sur la mer et remue ses pieds dans le sable. Partir. Où ?

- Moi aussi, chérie.

Un nouveau silence. Et puis Nutsima reprend :

- Hey, t'entends ?
- J'entends quoi ?
- Les vagues.
- Ouais...
- T'entends pas ?
- Quoi ?

La brunette sourit, glisse ses fesses près de sa soeur et lui met les deux mains sur les joues.

- Ferme ta gueule, ferme les yeux, et écoute.

Madoka obéit. Au loin, les clapotis de l'eau se changent lentement en un lointain éclat de rire, ferme et joyeux. Suivi d'une phrase, qu'elle n'entend pas. Elle la devine. « Au lever du jour, elle rit. » Le cœur de la fillette bondit. Elle pose une main sur la cuisse de sa soeur qu'elle serre du bout des doigts, un fin sourire aux lèvres. Elle ouvre la bouche pour parler, mais la voix de Nutsima la coupe, fuse, spontanée.

- Numa !
- Numa ?

Sa soeur ouvre les yeux et pose sur elle un regard interrogateur. La brunette ne précise pas. Ce n'est pas la peine. Numa. C'était un cri de guerre. Un défi contre la vie. Rien ne les battra. Madoka laisse tomber sa tête sur l'épaule de sa soeur. Celle-ci aspire une profonde bouffée d'air pur.

- On part, souffle-t-elle.

Le lendemain soir, les jumelles s’en allèrent. Elles avaient alors onze ans, et soif de liberté. Elles s’échappèrent par la fenêtre, un sac chacune remplis du strict nécessaire, et s’élancèrent dans la nuit. Le vent fouettait leurs visages nimbés du pâle halo de la lune, faisant virevolter leurs sombres mèches de soie. Nutsima courait sans se retourner, les yeux fermés, la brise claquant à ses oreilles. Elle n’entendait plus rien, elle ne voyait plus rien. Elle volait. Volait dans le ciel, fuyait la vie et ses injustices.
Elle finit par tomber à genoux sur le bitume, le souffle court, les lumières orangées des réverbères dans la face. Mais l’âme incroyablement sereine.
Elle était libre.

- Mado ! On est libres ! s’écria-t-elle.

Silence. Son cœur s’emballa. Une affreuse impression s’empara d’elle. La jeune fille se remit debout et fit plusieurs tours sur elle-même.

- Mado ?!

Personne. Il n’y avait personne. Elle était seule. Elle avait abandonné sa sœur.
Madoka avait dû trébucher quelque part, perdre son chemin, la perdre de vue, être happée par un inconnu.
Nutsima frissonna. Elle n’avait pas pu retourner à la caravane, elle ne ferait pas ça.
La jeune fille erra quelques jours dans la ville, hagarde, ayant pour la première fois perdu le contrôle de sa vie. Egarée, incapable d’avoir une réflexion lucide sur ce qui lui arrivait. Elle avait perdu Madoka. Jamais elle ne pourrait se le pardonner.

Elle ne rentra pas chez elle. Très vite, elle apprit à vivre dehors, fit des rencontres, plus souvent mauvaises qu’utiles, se faufila dans le terrible engrenage de la galère. Elle acquit de nombreuses notions du vol et de l’escroquerie, redoubla de ruse et d’énergie pour ne pas succomber, pour manger, s’habiller, mentir. Elle apprit à se contenter d’un angle de rue pour dormir, d’un croûton de pain dur pour satisfaire sa panse.
Elle oublia sa vie, se fit tant bien que mal des relations assez indulgentes pour prêter attention à cette curieuse fillette qui s’était jetée sans réfléchir dans la gueule de la vagabonde. Elle s’abrutit à l’alcool, s’agrippa à la drogue, se reposa sur le mensonge, perdit son innocence dans un bain de sang pour se faire une image, sa virginité au fond d’un squat pour ne pas mourir de faim. Anesthésiée, la souffrance qui la tenaillait n’était plus la sienne mais celle de Madoka. Elle devait la retrouver. Elle devait l’aider.
En trois ans, la jeune fille paraissait en avoir pris dix. Titubant sous la pluie comme un zombie, le visage éteint, l’abondant maquillage coulant sur son visage, les cheveux trempés coupés jusqu’aux oreilles, les os saillants, les vêtements déchirés, la peau parcourue de cicatrices.
Elle ne vivait plus. Elle était morte. En ne pensant qu’à elle, elle s’était tuée. Elle l’avait mérité. Cette période de sa vie était étrange. Elle ne savait plus ce qu’elle ressentait, et encore moins si elle était heureuse ou malheureuse. Comme si le temps s’était arrêté. Tout ce qu’elle voyait, faisait, disait, résonnait sourdement, et souvent, elle se demandait si elle rêvait ou si ce monde aux paysages difformes était bel et bien réel.
Il n’y a rien à dire sur les cinq ans qui passèrent ainsi. Ce fut long et mouvementé, bien sûr. Mais si vous voulez en savoir plus, allez donc lui demander, si elle est dans son assiette. Elle s’assiéra, regardera passer le vent, et là, soit elle parlera, soit elle ne parlera pas. Si rien ne vient, ce n’est pas la peine d’insister.
La vie reprit son cours lorsqu’elle eut quinze ans. Arrêtée pour la énième fois, se tournant les pouces dans un poste de police en attendant la fin de l’interrogatoire, elle sentit que celui-ci diffèrerait des autres. Quelque chose s’était soudainement brisé en elle. Ethan. Un jeune homme qui l’avait recueillie, arrachée au papier-mouche de mornitude qui lui servait de vie. Il n’y a rien à préciser. Ce fut le seul, excepté Kaori, en qui elle eut confiance durant ces cinq ans. Pour cela, elle avait dû l’abandonner, poussée par le réflexe ne jamais donner son entière confiance à personne. Réflexe qui ne la lâchera plus, ou difficilement. Bizarrement, en fuyant Ethan, elle eut l’impression de fuir le retour à la vie. Pour la énième fois, donc, on l’envoya en internat. Cette fois-ci, elle n’eut pas la force de s’enfuir. Elle erra longuement dans son dortoir, accoudée à la fenêtre, à regarder le soleil briller à travers des nuages gris, et les gens rire. Soudain, elle eut envie de rire aussi. Les nuage suintèrent et la pluie se mit à tomber. Nutsima changea de T-shirt, revêtit un large sweat et sortit. L’eau glacée sur sa peau la lava de son anesthésie plus que générale. Elle se mit à courir. Elle courut longtemps sous la pluie, à travers les rues, jusqu’à l’autre bout de la ville, en fit le tour jusqu’à la nuit tombée. Là, elle s’effondra au sol sous un réverbère dont la lumière l’aveuglait. Elle leva un bras pour en voiler la violente lumière et regarda le ciel, haletante.
Elle sourit.
A cet instant, elle fut libérée. Libérée, et heureuse.
Soudainement, ce monde de merde lui sembla plus beau que jamais.

FIN… ? Nan, début.


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Dernière édition par Nutsima Anayé le Mar 14 Avr - 15:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: # Fucking boy's identity.   Mar 14 Avr - 12:13

Woolééééé ._.
Bon Nuts' je la lirais quand j'aurais plus de temps hein ? xD


P'tite... Victime des trois couilles x3
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Nutsima Anayé


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MessageSujet: Re: # Fucking boy's identity.   Mar 14 Avr - 12:14

Okay, prends ton temps =D Je peux blâmer personne là X)
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